« Deux oncologues seulement sur cinq : donc, il nous en manque trois ! Pas assez de Resident Medical Officers (RMO). Idem pour les Nursing Officers. Mais il n’y a pas que cela. De nombreux patients du National Cancer Centre (NCC) qui ne disposent pas de véhicules personnels respectifs se sont plaints que le transport ne soit pas à la hauteur. Dans la même veine, il n’y a pas assez de places pour se garer. J’ai déjà pris contact avec les autorités concernées sur les différents plans et demandé que des actions rapides et efficaces soient prises dans les plus brefs délais. Sa lopital la li pa kouma lezot. Ses patients méritent un traitement adéquat, complet et de bonne qualité.» C’est ce qui ressort de la visite surprise du ministre de la Santé, Anil Bachoo, hier, au National Cancer Centre de Solferino.
À l’origine, des appels sur le nouveau Hotline de la Santé, le 146 auraient tout déclenché. « Nous avons reçu un certain nombre de doléances s’agissant d’une certaine pagaille, le mercredi 7, au NCC. Il ne se passe pas une semaine sans que mes officiers et moi-même ne descendions dans un hôpital ou centre de santé du pays. Cette visite au NCC, ce jeudi, s’inscrit dans ce même registre, » déclare Anil Bachoo.
Il évoque le fait que, ce mercredi 7, « le NCC s’est retrouvé avec une grosse foule, à un certain moment, et avec le manque de ressources humaines, la situation était assez confuse… Il y a eu 150 à 200 patients qui se sont rendus au centre, tous accompagnés de proches et de parents. Cela fait inévitablement foule… Mais malgré des conditions difficiles, les médecins et le personnel n’ont pas négligé leur devoir. Ils ont deliver the goods…»
Le ministre Bachoo évoque le fait que « durant la semaine des fêtes et les jours qui ont suivi, certains patients qui étaient sur rendez-vous n’ont pas répondu présents. Donc, quand ils sont venus au centre, en ajoutant cela avec les patients déjà attendus ce jour-là, ça a provoqué cette situation que nous avons expliquée. Mais nous avons identifié les problèmes et ce n’est pas une situation qui est récurrente. » Il fait remarquer que « dimounn kan li malad, li vinn lopital, parski li kone li pou gagn tretman. Donc, nous devons être prêts à répondre aux attentes. »
Anil Bachoo est préoccupé par le fait que « nou mank boukou dokter spesialis dan NCC. Le cancer est un domaine où il faut absolument des spécialistes. Or, nous avons perdu plusieurs médecins spécialistes dans le secteur hospitalier public, ces derniers temps. Pour les RMO, par exemple, l’an dernier nous en avons recruté 130. Mais tous ne se sont pas présentés… Il y a quelques jours, nous en avons recruté 27 nouveaux. Et nous avons ajouté cinq nouveaux médecins pour prêter main-forte au personnel du NCC. »
La situation est identique pour les Nursing Officers. «En début de matinée, 80 tests sanguins ont été réalisés… et il restait encore beaucoup d’autres ! Mais il n’y a pas assez de Nursing Officers pour que le travail soit fait rapidement. Cela a évidemment suscité une frustration auprès des patients. Le constat est là : nous n’avons pas assez de Nursing Officers !» Pour devenir Nursing Officer, a poursuvi Anil Bachoo, « il faut trois à quatre ans de formation. Face à ce manque, nous avons décidé de modifier les critères de recrutement (scheme of service) et nous allons donner la chance à ceux qui ont été formés dans des polytechniques. Nous allons pourvoir, dans l’immédiat, 5 à 6 Nursing Officers, et dans la durée, une cinquantaine d’autres. »
Autre élément de mécontentement parmi les patients du National Cancer Centre : « les médicaments Non Listed. Ce sont des médicaments qui sont donnés aux patients dans des cas d’exception. J’ai demandé qu’il n’y ait plus de ce genre de manquements et que les patients n’aient pas à souffrir de ce type de problèmes. »
« De l’espace supplémentaire pour se garer ainsi que des transports plus réguliers et fiables. Nous avons déjà fait l’acquisition d’un terrain, et d’ici un mois, le nettoyage et le Fencing du terrain seront terminés pour qu’une cinquantaine de patients puissent garer leurs véhicules. En ce qu’il s’agit du transport, certains ont dit que le service était très erratique. J’ai soulevé la question avec la NTA et demandé à ce que des compagnies qui n’offrent pas un service de qualité soient sanctionnées. Il ne faut pas faire souffrir davantage de personnes malades. Lorla nou napa pou fer okenn konsesion. Dimounn ki gagn kanser sa; fode pa badine. Transpor bizin regular. »
Pour Anil Bachoo, « le NCC nécessite un regard plus appuyé. Et j’ai fait une demande auprès de mes officiers et le personnel affecté pour garder un œil plus vigilant ici. »

