– Une parade d’identification a eu lieu aux Casernes centrales ce matin

La hiérarchie de l’Eastern Division a donné des instructions aux différentes unités de police de mettre la main sur un constable, qui fait l’objet d’une enquête pour attentat à la pudeur sur une collégienne de 14 ans. En effet, le policier Hasmat Dookhee, âgé de 26 ans et affecté au port, est en fâcheuse posture, car le délit aurait été commis dans le parking d’un centre commercial de St-Pierre. Il a été interpellé ce matin. Les enquêteurs sont en possession d’images des caméras de surveillance, confirmant sa présence sur les lieux le 31 janvier dernier, même si ce n’est que hier que la mineure a porté plainte à la police.
Dans sa version des faits, en présence de sa mère, la collégienne dit avoir fait la connaissance du policier à travers les réseaux sociaux et que, par la suite, ils se sont rencontrés. Selon elle, le suspect était conscient qu’elle était encore mineure, car il l’avait déjà vue avec son uniforme. Elle avance que, le jour du délit, le policier l’a récupérée en voiture devant son établissement à Rose-Hill et lui a promis de la déposer chez elle, à Quartier-Militaire.

À St-Pierre, le 31 janvier dernier, ce constable est entré dans le parking d’un centre commercial, mais n’est pas descendu du véhicule dont les vitres étaient levées. La victime avance que le jeune homme a fait des attouchements sur elle pour ensuite l’embrasser. Elle a déclaré qu’elle l’a repoussé et qu’elle s’est sentie humiliée par son comportement. Elle a alors tenté de descendre de la voiture, mais le suspect lui a dit qu’il la déposerait chez elle. Il lui aurait également demandé de ne rien révéler sur cette affaire, car il aurait des contacts en haut lieu dans la force policière et qu’il ne serait pas inquiété en cas d’enquête.

Après cet épisode, l’adolescente a refusé de le rencontrer. Mais elle a pris peur en apercevant le policier non loin de son établissement cette semaine. Elle a alors déballé son histoire à sa mère qui l’a conduite à la police. Après sa plainte, la mineure a souhaité se faire examiner par un médecin. Par ailleurs, la police a appris que, le jour du délit, le constable avait pris un congé maladie et qu’il ne s’était pas présenté sur son lieu de travail.