(FILES) In this file photo taken on August 19, 2003 a US-made F16 figther jet takes off at Chiayi Airforce Base during a demonstration for members of the media. - Taiwan has grounded all of its F16 fighter jets for safety checks as rescuers continue to search for one that went missing during a training exercise, authorities said on November 18, 2020. (Photo by Sam YEH / AFP)

Taïwan a immobilisé l’ensemble de sa flotte d’avions de chasse F16 le temps d’effectuer des contrôles de sécurité après la disparition d’un appareil lors d’un vol d’entraînement, ont annoncé mercredi les autorités.

Cette décision va priver ce territoire de 150 avions F16 et limiter ainsi sa capacité de défense aérienne alors qu’au cours des derniers mois, des avions militaires chinois se sont rapprochés de l’île avec une fréquence sans précédent.

L’armée de l’air a indiqué qu’un F16 monoplace aux commandes duquel se trouvait un pilote de 44 ans a disparu des radars mardi soir, soit deux minutes après son décollage d’une base aérienne située à l’est de l’île. Il volait alors à environ 1.800 mètres d’altitude.

Cette disparition intervient moins d’un trois semaines après qu’un pilote a été tué lorsque son avion F-15 s’est écrasé en mer.

« La mission de sauvetage est maintenant notre priorité absolue. L’armée de l’air a cloué au sol tous les F16 pour (effectuer) des contrôles et j’ai ordonné une enquête sur la cause de cet incident », a déclaré à la presse la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen.

La République populaire de Chine considère le territoire insulaire comme une de ses provinces et menace de recourir à la force en cas de proclamation formelle d’indépendance ou d’intervention extérieure.

Sa flotte d’avions de combat est vieillissante et largement dépassée par celle de la Chine.

Outre les F16, elle compte des chasseurs taiwanais Indigenous Defence Fighters (IDF) et des Mirages construits par la France à la fin des années 1990, ainsi que des F5-E datant des années 1970.

Sept accidents de F16 se sont produits depuis que Taïwan les achetés en 1997 aux Etats-Unis.

Cette année, Taïwan a fait décoller ses avions à un rythme deux fois supérieur à celui de 2019 pour se protéger des incursions de plus en plus nombreuses de la Chine dans sa zone de défense.

Selon des analystes, ces survols de l’armée chinoise sont conçus pour tester les réactions défensives de l’île mais également pour éprouver ses chasseurs qui, à chaque sortie, se rapprochent de leur mise hors service.

L’armée taïwanaise a connu cette année une série d’accidents aériens. En janvier, le chef d’état-major de l’armée taïwanaise ainsi que sept autres officiers sont décédés dans l’accident d’un hélicoptère.

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