Initialement, WhatsApp prévoyait de brider progressivement les fonctionnalités de la messagerie (messages, appels, notifications) tout en affichant des rappels aux utilisateurs qui refuseraient ses nouvelles conditions jusqu’à ce que l’application soit peu à peu vidée de sa substance au fil des semaines. Mais contrairement au plan annoncé, les utilisateurs peuvent toujours utiliser le service sans aucune restriction depuis le 15 mai, même sans avoir validé la nouvelle politique.

L’entreprise a déclaré au média américain The Next Web qu’elle n’avait « actuellement pas pour projet de limiter les fonctionnalités de WhatsApp pour ceux qui n’ont pas accepté la mise à jour. Ce changement de position serait le fruit de « récentes discussions avec différentes autorités et experts de la vie privée ». Au lieu de limiter ses fonctions, WhatsApp affirme désormais vouloir se contenter de « continuer à rappeler la mise à jour à (ses) utilisateurs de temps en temps. L’entreprise affirme par ailleurs que « la majorité des utilisateurs ayant vu la mise à jour l’ont acceptée ».

Cette nouvelle volte-face n’est pas définitive. Depuis la première annonce de la mise à jour fin 2020, WhatsApp a changé à plusieurs reprises son fusil d’épaule face à la fronde provoquée au niveau mondial. L’entreprise ne s’interdit pas de durcir à nouveau sa position à l’avenir une fois le soufflet retombé. Les autorités de protection des données de plusieurs pays, dont l’Allemagne, ont demandé des comptes à WhatsApp ces dernières semaines et de nombreux utilisateurs ont migré versapplications concurrentes plus respectueuses de la vie privée.