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Votre employeur vous a donné un ordinateur portable pour travailler à domicile. Dans ce cas, il est bon de savoir ce que dit la loi. Nicholas Ng et Rohan Bokhoree, avocats de 5 Fifteen Barristers, ont animé une conférence virtuelle sur le sujet.

D’emblée, Nicholas Ng a expliqué que l’employeur peut vouloir avoir un “virtual eye” sur les communications des employés à travers ce laptop professionnel. Plusieurs raisons peuvent expliquer cet intérêt du patron, d’abord des raisons économiques, « car l’employeur veut optimiser la productivité des employés », a dit Nicholas Ng. Il peut aussi vérifier l’“employee distraction” et si l’employé utilise le laptop pour faire du shopping en ligne pendant les heures de travail.

D’autres raisons peuvent motiver l’employeur à vouloir garder un œil sur les activités de l’employé sur l’ordinateur de la compagnie : la sécurité et la protection des données, notamment contre les virus et le « downloading of illegal content », avec à la clé une éventuelle « breach of the ICT Act, for which the employer could be responsible », a déclaré Nicholas Ng.

Pour la surveillance des activités des employés sur l’ordinateur professionnel, l’avocat a expliqué qu’il existe plusieurs “Employee monitoring softwares” sur le marché, des logiciels qui peuvent également surveiller le “web browsing” de l’employé sur Internet pour connaître les sites visités pendant les heures de travail. Et il faut savoir « que ces données peuvent rester dans le programme, même bien après le départ de l’employé de la compagnie », prévient Nicholas Ng.

Dans le cas où un employé a eu un ordinateur portable pour travailler chez lui et qu’il a créé un fichier “private” sur son écran contenant ses documents personnels, l’employeur peut-il accéder à ce dossier ? Les avocats de 5 Fifteen Barristers ont souligné qu’il n’y a « pas de réponse claire » à Maurice. Nicholas Ng a cité le cas Nikon où un employé a été renvoyé pour avoir utilisé son ordinateur professionnel pour envoyer des mèls personnels.

Retrouvez l’article au complet dans l’édition du Mauricien du 15 juin.