Coup de tonnerre pour le tennis de table mauricien. Alors que Maurice avait obtenu le soutien de la Confédération africaine de tennis de table (CATT) pour une place aux JO de Tokyo, en juillet prochain, le Comité international olympique a décidé d’allouer l’invitation à une autre discipline. Une situation qui attriste les représentants de l’Association mauricienne de tennis de table (AMTT).

En fait, ce sont les performances des jeunes pongistes, à l’instar de Oumehani Hossenally et de Pratna Jalim, qui ont convaincu la CATT pour l’allocation de ce ticket. Les récentes performances de ce duo en

Afrique ont, en effet, laissé supposer que l’une ou l’autre se rendrait dans la capitale japonaise pour le plus grand rendez-vous sportif planétaire.
Vendredi, le CIO a décidé d’octroyer deux autres invitations, mais celles-ci sont allées à l’escrime et à l’athlétisme. Du côté de l’AMTT, on accuse le coup. « On est un peu déçus », dit Rajessen Desscann, Technical Manager de l’instance suprême du tennis de table mauricien.

Mais il est catégorique : c’est une invitation. « C’est le CIO qui attribue les wild cards. Donc, nous respectons la décision de l’instance olympique. »

Il reste, cependant, un infime espoir que l’île Maurice soit représentée en tennis de table à Tokyo. En effet, il faut espérer que l’Égyptienne Dina Meshref, no. 1 africaine, se désiste, tout comme les joueuses qui la suivent au classement de la dernière épreuve qualificative, tenue l’année dernière à Rabat, en Tunisie, pour que Prathna Jalim se rende à Tokyo.
« Mais il est peu probable que cela arrive. On retrouve l’Égyptienne Dina Meshref, la Nigériane Olufunke Oshonaike et la Camerounaise Sarah Hanffou qui se sont qualifiées. Il y a encore une Tunisienne, une Egyptienne et une Nigériane avant Prathna. Dans la hiérarchie, elle n’est que cinquième. Autant dire que c’est vraiment très difficile », analyse encore Rajessen Desscann.

Ce qui fait ce dernier dire que le chemin est encore long pour que Maurice se qualifie directement pour les JO. « Nous avons compris qu’il nous faut redoubler d’efforts et travailler encore plus dur pour pouvoir rivaliser avec les meilleures nations africaines. Nous avons vu qu’il nous manque parfois un brin de maturité et de chance aussi. Mais il faut continuer à travailler dur », conclut-il.