L’apparition de la COVID-19 a entraîné beaucoup d’incertitudes à différents niveaux, principalement en raison du manque de visibilité. Dans un monde où le choix des études tertiaires s’avère crucial pour préparer l’avenir, les jeunes se voient souvent face à un dilemme : comment bien fixer sa filière d’études ? Les chiffres de Statistics Mauritius laissent certes apparaître une hausse du nombre d’étudiants inscrits à des cours universitaires, mais pour ces derniers, trouver un emploi après la vie scolaire demeure un énorme casse-tête. Sans compter que la situation se corse davantage avec le coronavirus.

MOHAMMAD ISSACK SANTALLY (Pro-VC Planning & Resources à l’Université de Maurice) : « Si on veut que nos jeunes talents restent, il faut leur donner des raisons de ne pas partir »

Certains estiment que les cours dispensés à l’UoM ne répondent pas à la demande du marché. Quelle est votre position ? Ne croyez-vous pas qu’il faudrait revoir la grille des programmes proposés ?
Ce n’est pas le cas. Par exemple, la plupart de nos étudiants en informatique sont offerts un emploi avant même de passer leur dernière année d’études. On vient de lancer une maîtrise en intelligence artificielle avec le support financier du Human Resources and Development Council pour 25 bourses d’études. Nous travaillons sur un nouveau cours au niveau de la maîtrise en technologie financière et la Blockchain. Nos cours en ingénierie sont en processus d’accréditation. Notre licence en chimie est déjà accréditée par la Royal Society of Chemistry. C’est une évidence et tout cela démontre que nous sommes à cheval en termes de qualité s’agissant des cours qu’on dispense. On ne peut non plus éliminer des cours à cause d’une demande limitée sur le marché du travail. Par exemple, éliminer des cours d’histoire impliquerait qu’on tue dans la durée la culture et, en grande partie, le patrimoine du pays. Ceci dit, nous avons aussi éliminé ou revu beaucoup de cours qui sont dépassés. Nous avons mis en place des processus d’assurance qualité qui assurent que les cursus sont à jour et répondent à la demande du marché.

De nombreux jeunes diplômés ne trouvent pas d’emploi, quelquefois même après plusieurs années. Une étude a-t-elle été initiée par l’UoM pour en connaître les raisons ?
Nous avons fait quelques “graduate tracer studies” dans un passé récent mais nous avons eu très peu de réponses de nos anciens diplômés. La Higher Education Commission est aussi engagée dans ce type de “tracer studies” au niveau national. Cependant, il faut se rendre compte qu’il y a différents facteurs à prendre en considération quand il s’agit de l’emploi. Il y a des secteurs émergents et les domaines où il y a plus d’opportunités que d’autres. Il y a l’élément de patience et de résilience aussi, car nombreux sont des jeunes qui ont des attentes qui ne correspondent pas nécessairement aux réalités sur le marché de l’emploi. Il faut un meilleur encadrement. On ne devient pas gestionnaire juste par un diplôme en Management. Il faut commencer quelque part, faire ses preuves et progresser graduellement. Il faut aussi développer les “soft skills” des étudiants pour qu’ils puissent s’exprimer et mettre en avant leur atout dans des entrevues. À l’université, nous mettons l’accent sur le développement holistique de l’apprenant avec le “learner-centred credit system”.

Certains étudiants optent pour un diplôme étranger, estimant avoir ainsi un diplôme reconnu, rendant plus facile l’obtention d’un emploi. Qu’en pensez-vous ?
Les diplômes de notre université sont reconnus sur le plan international. Ce n’est pas exact de dire que c’est plus facile d’obtenir un emploi avec un diplôme étranger. Si vous êtes compétent et que vous arrivez à vous exprimer correctement dans une entrevue, je ne vois pas pourquoi vous ne trouverez pas d’emploi. Tout le monde n’a pas les moyens pour étudier à l’étranger ou pour payer pour un diplôme étranger. L’éducation tertiaire dans les institutions publiques est gratuite et il faut se rendre à l’évidence que c’est quelque chose de très bénéfique pour toutes ces familles au bas de l’échelle sociale qui peuvent maintenant aspirer à un avenir meilleur pour leur enfant. Notre institution a formé des comptables, avocats, médecins, ministres, hauts fonctionnaires, enseignants et des hommes/femmes d’affaires.

Le décalage constaté quelquefois entre le programme d’études et les réalités du monde du travail est-il le seul fait des institutions tertiaires ? Les autorités n’ont-elles pas aussi leur rôle à jouer pour combler ce fossé ?
L’université de Maurice est autonome. On travaille selon les grands axes stratégiques pour soutenir la vision du gouvernement et le développement socio-économique du pays. On a un “University Consultative Committee”, qui est une instance de haut niveau avec l’industrie. Chaque nouveau cours au niveau de la faculté doit être validé par un “Advisory Committee” qui est composé d’universitaires, de représentants des ministères, et des gens du secteur privé. Nous prenons aussi en compte les “priority fields of study” établis par la Higher Education Commission. Chaque cours est aussi évalué par un “external examiner”, qui donne un rapport détaillé sur la qualité des cours dispensés au vice-chancelier. Concernant les autorités, je dois vous dire que l’université a toujours bénéficié du soutien des institutions telles que le HRDC et le ministère de l’Éducation pour travailler avec les entreprises afin de réduire ce décalage et améliorer leurs opportunités d’emplois.

Quid de la collaboration avec les entreprises, que ce soit en matière de stages ou autres ? Cette partie de la formation répond-elle aux attentes de part et d’autre, et peut-elle déboucher sur un futur plan de carrière ?
L’université de Maurice a toujours collaboré avec les entreprises et, ces dernières années, nous avons davantage accentué cette ouverture avec la mise en place de l’University-Industry Liaison Office. Nous avons organisé des journées de recrutement d’étudiants sur le campus, avec la participation des entreprises, et le retour sur ces types d’activités est très encourageant. Nous sommes en train de former la 6e cohorte des diplômés chômeurs en informatique sous le Graduate Training for Employment Scheme, en collaboration avec Accenture. Le stage en entreprise est un élément important dans beaucoup de nos cours, et nous travaillons afin d’élargir les opportunités de stages pour nos étudiants. Ces derniers, qui partent en stage, arrivent souvent à décrocher un emploi avant ou à la fin de leurs études.

Pourquoi pensez-vous que de nombreux jeunes préfèrent quitter le pays ? Est-ce uniquement dans l’espoir de faire carrière à l’étranger ou y va-t-il d’autres paramètres à prendre en compte ?
Je ne pense pas que ce soit toujours le cas avec la COVID-19. On a vu beaucoup de Mauriciens qui veulent rentrer au pays en cette période de crise sanitaire, et beaucoup de parents, du coup, pensent à deux fois avant d’envoyer leur enfant à l’étranger. Concernant ce phénomène des jeunes qui veulent quitter le pays, il y a le facteur de « l’herbe est plus verte ailleurs ». Il y en a qui réussissent mais d’autres qui sont désabusés et vivent un cauchemar. Après, il faut reconnaître que les compétences des Mauriciens sont en général très appréciées à l’étranger. Si on veut que nos jeunes talents restent, il faut qu’on leur donne les raisons de ne pas partir. Il est primordial qu’ils aient accès à un environnement propice pour leur développement, et épanouissement sur le plan personnel et professionnel ainsi que des opportunités d’emplois basés sur leurs compétences.

PRITESH BISONNAUTH (Directeur du Malaysian Consortium for Education Mauritius) : « Un Career Guidance Advisor apporterait une énorme contribution »

Le chômage chez les jeunes diplômés est une triste réalité à Maurice. En tant que directeur d’institution d’enseignement supérieur, où se situe le problème selon vous ?
Il y a une préférence très prononcée pour les filières dites classiques, alors que celles-ci sont saturées. Les jeunes ont tendance à opter pour des qualifications, qui, selon leur conception, ont des débouchés sur le marché du travail; alors que la réalité est tout autre. Le problème, selon une observation de la tendance générale, réside dans la manière dont les programmes universitaires sont offerts. On offre des cours à Maurice comme ceux offerts par des universités à l’étranger, sans se rendre compte que le marché mauricien ne peut pas générer des milliers de postes pour ces diplômés. Prenons par exemple un diplôme en histoire, où sont inscrits 100 étudiants; le résultat c’est qu’un infime pourcentage de diplômés de cette filière pourront embrasser une carrière en histoire, alors que les autres seront forcés à changer de filière au niveau de la maîtrise ou de travailler dans un domaine où la qualification n’a aucune utilité. En tant que directeur d’une institution d’éducation post-secondaire, mon équipe et moi travaillons en concert avec nos partenaires afin d’offrir des programmes qui répondent à la demande du marché de l’emploi. Nous suivons de près l’évolution de la demande au sein des secteurs appelés « niche ». En étudiant les pulsations du marché, nous avons développé des cours en droit maritime, en gestion des crimes économiques ou encore en matière de lutte contre le blanchiment d’argent.

Quels sont les manquements dans notre système éducatif ?
Le système éducatif à Maurice a très récemment pris une nouvelle direction et je dirais qu’on est sur la bonne lancée. Autrefois centrée sur la performance académique, créant une compétitivité malsaine nuisant au développement personnel d’un enfant, elle est aujourd’hui dynamique, axée sur la formation et l’apprentissage. Les étudiants peuvent, selon leur performance, opter pour une voie technique ou une voie académique. On a également plus de choix au niveau des formations. On ne peut parler de manquements, mais on peut recommander des implémentations dans le système actuel qui permettra de perfectionner le système existant. Les étudiants du secondaire ont besoin d’encadrement, dès leur plus jeune âge, sur la véritable face du monde du travail. Un Career Guidance Advisor, placé dans chaque établissement apporterait une énorme contribution et permettrait de créer un meilleur système éducatif. Il faudrait aussi redorer le blason des métiers manuels et montrer aux jeunes, qu’au-delà d’un simple métier, être boulanger, pâtissier, coiffeur, fleuriste ou chocolatier, c’est avant tout être un artisan.

La COVID-19 cause davantage d’inquiétudes chez les jeunes, surtout après leurs études tertiaires. Pensez-vous important que les institutions tertiaires revoient leur programme d’études afin de les rassurer ?
L’inquiétude des jeunes est tout à fait compréhensible car la COVID-19 a fait de gros ravages. Les répercussions adverses de la pandémie a affecté pas mal de secteurs. D’où la nécessité de l’industrie à œuvrer avec les institutions tertiaires afin d’offrir des programmes qui arment les jeunes avec les atouts les aidant à évoluer dans un environnement post-COVID-19. Les institutions tertiaires doivent également revoir la manière de dispenser les cours en faisant appel à des outils informatiques (ZOOM, GoogleMeet, webinar, etc…); car on peut très bien être frappé par une deuxième vague. L’investissement dans des plateformes de l’e-Learning pourrait s’avérer judicieux, permettant aux professeurs de télécharger en ligne le matériel éducatif d’un cours que les étudiants pourraient accéder de chez eux.

Le monde de l’emploi devient de plus en plus compétitif, d’autant qu’il est plus facile aujourd’hui d’accéder au tertiaire. Pensez-vous que les critères d’admissions devraient être plus stricts ?
Certes, il faudrait saluer la démarche du gouvernement de rendre l’éducation tertiaire gratuite en élargissant l’accès à un plus grand nombre. Les critères d’admissions sont en ligne avec les critères en application par d’autres universités. Rigidifier les critères d’entrées peut être considéré pour des cours en ingénierie, en médecine, en architecture, en droit et en pharmacie; c’est-à-dire principalement les cours qui mènent à une licence professionnelle afin d’exercer.

Les entreprises déplorent souvent un manque de compétences générales chez les jeunes diplômés. Pensez-vous que cela soit le cas ? Et quid alors des qualifications académiques ?
Dans la mesure où les diplômes sont centrés essentiellement sur la formation académique, il est normal que les compétences requises sur le marché du travail sont souvent clouées au pilori. Mais les institutions doivent travailler en collaboration avec l’industrie pour inculquer aux diplômés les qualités requises sur le marché du travail.

ZAFURUDDEEN KARIMULLAH (Président de l’Union des Étudiants à l’UTM, étudiant en 3e année en gestion du tourisme et de l’hôtellerie) : « De nombreux étudiants démotivés à poursuivre leurs études supérieures »

De nombreux diplômés se retrouvent au chômage après leurs études universitaires. En tant que président de l’Union des étudiants à l’UTM, cela ne vous inquiète-t-il pas ?
Les jeunes, qui se retrouvent au chômage après leurs études universitaires, m’inquiètent vraiment. Cette inquiétude est exacerbée lorsque je pense aux étudiants, principalement ceux qui sont dans le domaine de la gestion du tourisme et de l’hôtellerie. Il est vrai que la pandémie de la COVID-19 a gravement affecté l’économie. On peut dire qu’elle est à son pire niveau. Je pense qu’il sera vraiment difficile de trouver sur quelle voie notre économie va se développer. Nous devons aussi nous rendre à l’évidence que la marée noire, suite au naufrage catastrophique de MV Wakashio, a aussi eu son effet sur notre économie.

En tant qu’étudiant à l’université, quelles sont tes craintes s’agissant de votre avenir professionnel après vos études ?
L’une de mes principales craintes en pensant à mon avenir est de ne pas trouver l’emploi qui me convient. Je me spécialise dans l’industrie du tourisme et de l’hôtellerie. De plus, j’ai aussi des appréhensions lorsque je pense à poursuivre mes études après l’achèvement de mon diplôme. Je dois être honnête. Il est également très compliqué, voire une tâche ardue, de pouvoir trouver un emploi dans la fonction publique. Obtenir un poste dans un quelconque ministère est difficile. Pour vous dire que je suis toujours en contact avec la majorité de mes anciens amis de classe. Et ce qui est choquant, c’est que personne n’a trouvé un emploi dans la fonction publique. Je suis inquiet pour nous. Nous sommes les futurs dirigeants du pays. Où nous retrouverons-nous après l’obtention de notre diplôme ?

Les entreprises accusent souvent les jeunes diplômés de ne pas avoir les compétences générales nécessaires. Est-ce justifié ?
Je ne crois pas que les compétences générales sont toujours importantes. Mais je ne veux pas dire qu’elles ne sont pas nécessaires. C’est vrai qu’en ayant les compétences générales, nous avons un plus grand avantage sur le marché du travail. Mais il faut qu’on se rende à l’évidence que toutes les personnes sont différentes. Nous avons celles qui sont introverties mais qui ont une forte capacité de productivité par rapport à d’autres. C’est un fait que toutes les entreprises déplorent ce manque de compétences générales parce qu’elle désire avoir le meilleur des employés. Mais je crois que les compétences générales ne sont pas jugées lors d’un entretien. Mais pour moi, au lieu de jeter le blâme, en tout temps sur ce manque de compétences non techniques, pourquoi les entreprises n’offrent-elles pas une formation et un atelier pour développer le potentiel des jeunes diplômés ?

Croyez-vous qu’il est temps pour les universités de revoir leurs programmes d’études afin de s’assurer que les étudiants puissent répondre à la demande du marché du travail après leurs études ?
J’en suis convaincu. Il est absolument temps qu’on revoie les programmes d’études offerts par les universités. Mais selon moi, il ne s’agit pas uniquement de revoir les cours. Nous devons aussi fournir les outils nécessaires et offrir des cours, des ateliers supplémentaires, car les cours en classe ne répondent pas à tout ce dont l’étudiant a besoin. Un des exemples est l’Union des Étudiants qui travaille en collaboration avec le personnel de l’UTM pour introduire le Toastmasters Club. Cela est très important pour aider les jeunes à devenir des leaders futurs mais aussi pour qu’ils puissent facilement parler en public.

Les entreprises doivent-elles aussi accorder la chance aux jeunes sans expérience ?
À ce sujet, j’ai une question. Comment sommes-nous censés acquérir de l’expérience si chaque entreprise demande une expérience de travail avec de nouveaux diplômés ? Nous savons tous que l’expérience professionnelle est très importante pour le jeune. Mais il faut qu’on puisse accorder une chance à tout le monde. Cette chance doit principalement être offerte aux nouveaux diplômés. Savez-vous qu’ils sont de nombreux étudiants qui sont très déçus et démotivés à poursuivre leurs études supérieures juste à cause de ce rejet ? Avant même qu’on soit livré au marché du travail, nous sommes stressés en pensant si nous aurons réellement un emploi. Il y a beaucoup d’étudiants qui n’ont pas été retenus pour un emploi après leur diplôme et partent pour une maîtrise avec l’objectif d’avoir plus d’opportunités. Mais obtenir de l’expérience pour un jeune diplômé n’est pas chose facile. Aucune compagnie ne voudra nous recruter si nous n’avons pas de l’expérience. Ils sont plusieurs étudiants qui changent de domaine après leur premier diplôme à cause d’un manque d’opportunités dans leur domaine. Je connais de nombreux diplômés en communication qui n’ont pas un emploi dans leur domaine et qui ont accepté des postes de réceptionniste dans des entreprises.

Croyez-vous que les conseillers d’orientation professionnelle offrent les conseils appropriés aux étudiants lors des journées portes ouvertes ?
Des journées portes ouvertes sont organisées dans chaque université avant que l’étudiant ne démarre ses cours. On indique aux jeunes quels sont les cours offerts et nous observons qu’on explique d’une manière à attirer le plus d’étudiants. Je constate qu’ils font plus de marketing et non un Career Guidance. Mais une fois que l’étudiant a obtenu son diplôme, on ne se souvient plus de lui. On ne le suit pas s’il a obtenu un emploi ou pas. Le diplômé n’aura qu’à tracer son chemin. Il y a tellement de jeunes qui ont accepté de menus travaux à cause de leurs problèmes financiers uniquement pour terminer leurs études. Et une fois, leur diplôme en main, ils n’ont pas un emploi. Et ces jeunes, souvent de classe moyenne, sont obligés de travailler. Du coup, ils continuent leur petit boulot et se sentent bouleverser car ils ne savent pas s’ils doivent continuer leur travail ou en chercher un autre.

La COVID-19 a bousculé le secteur éducatif. Les cours dispensés en ce moment sont-ils pertinents, vu notre manque de visibilité ?
Nous savons tous que la pandémie de la COVID-19 a touché le monde. Maurice n’a nullement été épargnée. Les effets sur le secteur éducatif sont aussi visibles mais il sera difficile de pouvoir s’y adapter. Nous parlons aujourd’hui de la nouvelle normalité à cause de la COVID-19. À ce sujet, nous devons nous adapter à cette nouvelle normalité car tout a changé. Rien ne sera comme auparavant jusqu’à ce que tout revienne à la normale. En tant qu’étudiant de l’UTM, je crois que certaines écoles seront affectées. Les cours en médecine ou en ingénierie ne seront pas autant affectés que les cours en gestion ou en tourisme. L’école de Business and Management livre une bonne quantité de diplômés sur le marché et le risque de ne pas trouver un emploi est plus prononcé. Si les cours du tourisme et de gestion sont revus pour s’adapter à la nouvelle normalité, je crois que cela sera à l’avantage des étudiants.