Cent trente-deux personnes ont été tuées dans cinq accidents d’avions commerciaux dans le monde en 2020, un chiffre en baisse du fait de l’effondrement du trafic aérien provoqué par la pandémie, mais qui masque une hausse du taux d’accident, selon l’Iata.

En 2019, année marquée par l’accident du Boeing 737 MAX d’Ethiopian Airlines (157 morts), un total de 240 morts dans huit accidents avaient été recensés, indique l’Association internationale du transport aérien dans son rapport annuel sur la sécurité publié mercredi.

En 2020, les principaux accidents mortels comptabilisés pour les avions de ligne régionaux, moyen et long-courriers sont celui d’un Airbus A320 de Pakistan international airlines (PIA) le 22 mai à Karachi (98 morts) et celui d’un Boeing 737 d’Air India Express le 7 août à Calcutta (21 morts).

Ils ne comprennent pas les 176 morts de la catastrophe du Boeing 737 d’Ukraine International Airlines (UIA), abattu le 8 janvier peu après son décollage de Téhéran par un missile tiré par la défense anti-aérienne iranienne.

Il y a eu au total 38 accidents en 2020, contre 52 l’année précédente, relève l’Iata, dont les 290 compagnies membres représentent 82% du trafic mondial.

Mais l’épidémie de Covid-19 a provoqué un effondrement du trafic aérien, avec 22 millions de vols commerciaux sur l’année, soit une baisse de 53%.

En conséquence, le taux d’accident a grimpé, passant de 1,1 par million de vols en 2019 à 1,7 en 2020.

Lissée sur plusieurs années, la tendance est toutefois à la baisse du nombre d’accidents d’avions. Celle-ci est rendue possible par l’accumulation successive, depuis le début de l’aviation commerciale, de réglementations, technologies, infrastructures, mais aussi par la formation des pilotes. Les catastrophes aériennes entraînent systématiquement des enquêtes techniques très fouillées des autorités de l’aviation.