Le navire indien, l'INS Niveekshak, a participé à l'installation d'un ''contrete anchor'' dans les eaux de Poudre-D'Or lundi après-midi

Le pompage de 25 tonnes de diesel et deux tonnes de lubrifiant sur le remorqueur sir Gaëtan devrait se faire entre 7 et 10 jours, en fonction des conditions météorologiques. De plus, l’exercice s’arrêtera à chaque coucher de soleil quotidiennement. « Le pompage sera temporairement suspendu en cas de mauvais temps pour des raisons de sécurité », indique-t-on dans le milieu concerné. D’ailleurs, l’exercice de pompage, devant débuter ce mardi, a été reporté à samedi compte tenu des conditions métérologiques défavorables.

Vers 18h30 lundi, les experts de Dive Solutions et de Polyeco SA, assistés de l’équipage du navire indien INS Niveekshak, ont placé un “anchoring frame” spécial, comprenant quatre ancres. Cet équipement est nécessaire pour le déploiement des “oil booms” qui contiendront le diesel qui pourrait s’échapper lors du pompage. « Les Oil Booms seront attachés avec ces ancres pour ne pas être emportés par des vagues », avance notre source.

Entre-temps, le MT Elise, une barge de Taylor Smith, est déjà dans les eaux de Poudre d’Or depuis hier pour assister les experts. Elle est dotée d’équipements de pompage et d’antipollution. Ce matin, les sociétés mentionnées, avec l’aide de la NCG, procéderont à l’installation des “inflammable oil booms” dans le périmètre, où a coulé le “tug” sir Gaëtan. Cette étape s’avère nécessaire avant le pompage, car elle permettra de contenir toute fuite d’huile. Une fois cette étape complétée, les experts procéderont au “Hot tap drilling system”, qui consistera à faire une brèche du tank de sir Gaëtan pour placer des valves dans lesquelles sera aspiré le diesel vers la barge MT Elise.

C’est le Lead Supervisor de Dive Solutions (Mauritius), Wietsman Roets, qui aura la tâche de couper une partie de la coque de sir Gaëtan, où est situé le “fuel cell” afin d’y placer lesdites valves. Ce dernier est un des experts ayant travaillé sur le “salvage” du Costa Concordia en 2012. « C’est une opération délicate et il se pourrait qu’une infime partie de diesel puisse s’échapper avant de placer les valves », avance-t-on du côté de la NCG. « We have extensive international experience in salvage works through our mother company, Aquatech Diving Services (ATDS). We worked on difficult cases and are hopeful that we can complete this operation successfully », a déclaré David Huggette, Operations Manager à Dive Solutions, dans un communiqué. Alors que Athanasios Polychronopoulos, Executive Chairman of Polyeco S. A a rappelé que sa société a déjà fait face à une situation similaire, en 2017, avec le MT Agia Zoni. À noter que des équipements spéciaux ont été transportés de la Grèce dimanche pour cette opération de pompage, alors que la Mauritius Port Authority a dépêché des logistiques, comme des “sea booms” à Poudre d’Or depuis la semaine dernière.