(FILES) In this file photo the logo on a BMW car is seen at the German automaker's dealership in Beijing on October 11, 2018. - US securities regulators charged BMW with inflating its retail sales volumes to investors, fining the luxury car company $18 million in a settlement announced on September 24, 2020. BMW of North America, a subsidiary of the German company, provided inaccurate and misleading information while raising $18 billion in corporate bond offerings, the Securities and Exchange Commission (SEC) said. (Photo by Nicolas ASFOURI / AFP)

Le fabriquant automobile allemand BMW a été mis à l’amende jeudi par le gendarme boursier américain, la SEC, à hauteur de 18 millions de dollars, pour avoir artificiellement gonflé ses ventes dans le but de séduire des investisseurs.

Il est reproché à la filiale nord-américaine du groupe d’avoir fourni des informations fausses et trompeuses au moment d’émissions obligataires d’un montant total de 18 milliards de dollars, a détaillé dans un communiqué la Securities and Exchange Commission (SEC).

De 2015 à 2019, BMW a falsifié ses chiffres de ventes en utilisant une réserve de voitures qu’elle ne déclarait pas, sauf quand il en avait besoin pour atteindre ses objectifs

Le groupe allemand a également fait état de ventes fictives de véhicules et a ajusté ses ventes réalisées en 2015 et 2017.

« Les entreprises qui utilisent les marchés américains pour des augmentations de capital ont l’obligation de fournir aux investisseurs des informations fiables », a déclaré une responsable de la SEC, Stephanie Avakian, citée dans le communiqué.

« A travers la diffusion répétée d’informations frauduleuses, BMW a induit les investisseurs en erreur sur ses ventes au détail aux Etats-Unis et sur la demande des clients pour les véhicules BMW sur le marché américain tout en levant des capitaux aux Etats-Unis », a-t-elle fustigé.

BMW s’est dit « heureux » de résoudre ce litige et a fait remarquer, dans une déclaration transmise à l’AFP, que la SEC l’avait félicité pour sa coopération dans le cadre de l’enquête. « Une grande partie des faits montrés du doigt (…) se sont produits il y a plus de trois ans », a déclaré le groupe allemand. « Il n’y a aucune allégation ni conclusion sur une faute intentionnelle de BMW ».

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