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Des policiers, postés mardi à un barrage routier à Mon-Désir, Solferino, ont intercepté l’ambulance d’une clinique de Quatre-Bornes, laquelle était utilisée comme van marron pour ramener des membres du personnel chez eux. Dans un premier temps, l’ambulance était passée à un point de contrôle pour entrer dans la zone rouge, avant d’en ressortir ensuite remplie. Les officiers n’avaient toutefois pas été étonnés du nombre de personnes présentes dans l’ambulance, estimant qu’il s’agissait peut-être d’une urgence.

Mais le véhicule a continué à faire le va-et-vient dans la zone rouge, ce qui a finalement mis la puce à l’oreille d’un constable de la Western Divisional Traffic Police. D’autant que l’ambulance n’avait ni allumé son gyrophare, ni activé sa sirène, confirmant ainsi qu’il n’y avait aucune urgence. Aussi, avec des collègues de la Special Support Unit (SSU), sous la direction de l’inspecteur Soobrayen, le constable a demandé au chauffeur (47 ans) de se garer. Ce dernier, visiblement stressé, a obtempéré.

Les policiers ont alors été déconcertés de découvrir dix personnes à bord, dont la moitié était assise sur la civière, et donc sans respecter la distanciation sociale. Les passagers ont ensuite été invités à descendre du véhicule. Pendant ce temps, la police a contacté la direction de la clinique, qui a affirmé n’avoir fait aucune provision pour ce transport.
Il s’est finalement avéré que les passagers de l’ambulance travaillent au département administratif ainsi qu’aux services de nettoyage. Le chauffeur, qui n’a pu nier les faits – en raison notamment de l’absence de médecin ou d’infirmier dans le véhicule – a été verbalisé pour « using Motor vehicle for another purpose » et « using an ambulance as a contract van ». Après quoi il a été autorisé à quitter les lieux avec seulement quatre personnes, après toutefois avoir été sensibilisées sur les mesures sanitaires à respecter.
Les six autres passagers, eux, ont dû attendre que leur employeur fasse appel à un transport règlementaire afin de les amener sur leur lieu de travail.

Pour la police, cette affaire est « grave », car les passagers sont issus de la zone rouge et sont par conséquent plus à risque, sans compter que les mesures sanitaires n’étaient pas respectées dans le véhicule. Aussi, les policiers affectés aux barrages routiers aux abords de la zone rouge vérifieront désormais tous les véhicules, y compris les ambulances et les autobus.