Le projet Victoria Urban Terminal (VUT), Private/Public Partnership (PPP) au coût de Rs 1.955 milliard et réunissant des acteurs économiques privés et de l’État, est complété à 63% avec le dernier tiers en vue. Ce projet, en chantier depuis le 14 novembre 2020, vise à changer la capitale en transformant complètement la gare Victoria en un espace moderne. D’ici novembre, une première phase du terminal, étendu sur plus de cinq arpents, sera opérationnelle.

Charles Derblay, l’Acting CEO de Victoria Station Limited, met en exergue la régénération de la capitale. « Je crois que c’est l’une des rares capitales au monde qui est vide à 17h. Et c’est dommage, car nous avons une riche histoire. Nous voulons changer tout cela », dit-il. Le VUT comprend deux zones de construction., soit la zone A avec la construction d’un bâtiment de sept étages, assurée par la compagnie Transinvest, alors que la zone B, confiée à la compagnie General Construction, compte deux niveaux d’une superficie de 4 000 mètres carrés. General Construction, qui a aussi à sa charge la réhabilitation de deux bâtiments historiques en pierre, construira également quatre bâtiments dont la superficie variera de 250 mètres à 1 000 mètres carrés.

Charles Derblay se réjouit à l’idée que le VUT sera un endroit pour tout le monde. « Nous voulons que le VUT soit pour tous les Mauriciens. Ces derniers doivent se sentir à l’aise et passer du bon temps », ajoute-t-il. Environ 1 000 marchands ambulants, détenant de permis d’opération de la municipalité de Port-Louis, pourront y opérer avec la mise en vente de différents types de produits, dont du textile, de la nourriture, ainsi que des légumes et des fruits. « Ils ne seront plus sur la route mais dans un endroit sécurisé, propre et plus accueillant », rajoute-t-il.

Le VUT abritera de même des enseignes qui sont populaires dans différents centres commerciaux. « Une large partie des espaces a déjà été attribuée. Il en reste désormais très peu », fait ressortir l’Acting CEO de Victoria Station Limited, tout en ajoutant que les espaces de bureaux sont aussi limités. Ceux-ci, dit-il, seraient loués par le gouvernement. La décision reviendra donc à ce dernier s’agissant de quels ministères ou autres instances publiques qui seront logés au VUT. De plus, pour soulager le problème de parking, 400 places y seront disponibles.

Par ailleurs, le Lockdown a été l’élément clé qui a causé du retard dans la réalisation de ce projet. « Nous serions peut-être arrivés à plus de 70% », soutient Charles Derblay. Il poursuit : « La main-d’œuvre n’a pas été affectée par le confinement, mais d’autres problèmes se sont présentés. Les protocoles sanitaires à respecter ont eu un impact sur la production sur le site. Notre plus grande inquiétude est la livraison de tout ce qui a besoin d’être importé. Il y a déjà plusieurs soucis au niveau du fret. Ceci est un défi pour nous. Le taux de change de la roupie par rapport aux devises étrangères en constitue aussi un autre. La roupie, qui a perdu sa valeur, a un impact sur tous les coûts. »
Le coût de Rs 1.955 milliard pour ce projet sera le même » pour le moment, car « des commandes ont été passées avant que la roupie ne se déprécie de façon significative ». Et de faire ressortir que « nous ne sommes pas trop exposés à ce problème ».

Retrouvez l’article au complet dans l’édition du Mauricien du 27 mai.