Alors que le PMSD célèbre le 90e anniversaire de la naissance de sir Gaëtan Duval, qui culminera par une journée familiale prévue demain à Grand-Gaube, Le Mauricien a rencontré Xavier-Luc Duval pour parler de la contribution des grands tribuns dans la construction du pays. Ainsi, selon lui, « Maurice a réussi parce qu’elle disposait de grands hommes, qui étaient disposés à payer le prix populaire de leur propre vie et de leur santé ». Une des grandes leçons qu’il a retenue des grandes figures politiques est que « le pays est plus grand que nous » et « qu’en tant que patriotes, nous devons savoir nous sacrifier pour le pays ». Il souligne par ailleurs que sir Gaëtan Duval et Paul Bérenger entretenaient une relation « basée sur le respect et l’amitié ».

« Les partis de l’opposition réalisent qu’ils ne peuvent se mesurer au gouvernement en rangs dispersés. Une opposition divisée est une aubaine pour le gouvernement, qui a toutes les chances d’être reconduit au pouvoir alors même qu’il obtient un très faible pourcentage de votes aux élections générales. C’est ce qui est à la base du désir de nos trois partis de se rencontrer. »

« L’entente dans laquelle nous (Le MMM et le PMSD, Ndlr) travaillons au sein de la plateforme de l’opposition est le point le plus avancé que nous ayons atteint en termes de collaboration. Il me semble que cela est bien accepté par la population »

« Si nous recommençons avec la “money politics” auquel sont associés les grands financiers engagés dans les courses, etc., avec la désinformation et toute sorte de choses, et si l’électorat tombe dans ce piège, nous deviendrons comme ces pays de la région où ce sont les plus riches et les plus corrompus qui gagnent. Cela m’interpelle. Il nous faut nous ressaisir »

Nous célébrons le 90e anniversaire de la naissance de Gaëtan Duval cette semaine. Nous avons récemment célébré la naissance de Seewoosagur Ramgoolam et de Satcam Boolell. On dira que la mémoire de ces tribuns est encore vivante, au point de faire de l’ombre aux leaders d’aujourd’hui…
Ils ont marqué les grands moments de l’histoire du pays. Ils sont à la base de la construction d’un pays. Nous assurons la continuation. Nous essayons d’améliorer, d’innover et empêchons la détérioration de la nation qu’ils ont créée. La vision qu’ils avaient pour le pays et l’édifice qu’ils ont construit se sont détériorés à plusieurs niveaux. Nous avons reculé.

Lorsque nous construisons un pays, il faut écrire sa Constitution, le démarrer sur un pied démocratique, assurer son décollage économique et son action sociale. L’État de droit, l’économie mixte, le “Welfare State”, la démocratie elle-même ont été définis durant ces années de braise.

Beaucoup de personnes ne savent pas ce qu’ont fait les politiciens pour ce pays. Ils sont sous l’impression qu’il n’y a que des politiciens mafieux, des « politisien voler » et incompétents. Or le pays a eu la chance que dans son histoire il y ait eu des grands politiciens.

On a l’impression que c’était des gentlemen qui entretenaient des bonnes relations entre eux-mêmes s’ils n’étaient pas du même camp politique. N’est-ce pas ?
À chaque fois que je revenais à Maurice alors que je faisais mes études en Grande-Bretagne, papa insistait pour que je rende visite au Premier ministre sir Seewoosagur Ramgoolam à son bureau alors que lui était leader de l’opposition.

Un jour, il m’a reçu à la table où siégeait le conseil des ministres et qui est utilisée par le leader de l’opposition aujourd’hui. C’était une relation extraordinaire d’amitié et de respect. Il n’y avait pas de coup bas et de coups de poignard dans le dos. Sir Satcam Boolell a été à plusieurs reprises “out of his way” pour aider papa et la famille.

On se souvient de sa contribution pour amener à la libération de sir Gaëtan Duval après son incarcération aux Casernes centrales suite à son arrestation à sa descente d’avion. Sir Satcam a insisté pour qu’il soit libéré parce que papa était claustrophobe et n’arrivait pas à vivre dans une cellule. Paul Bérenger, malgré les années de lutte difficile entre eux, a rencontré mon père à plusieurs reprises. On se souvient de « l’alliance chaussette » où papa s’était rendu chez Paul Bérenger qui lui avait prêté ses chaussettes. Tout cela montre qu’il y avait un certain niveau de respect et d’amitié.

Quelle grande leçon devons-nous garder de ces grandes figures du pays ?
Que le pays est plus grand que nous, que nous devons savoir nous sacrifier pour le pays. Qu’il faut savoir faire le nécessaire pour que le pays avance. Un pays après son indépendance ne peut pas réussir seul. Maurice a réussi parce qu’elle disposait de grands hommes qui étaient disposés à payer le prix populaire, de leur propre vie et de leur santé.

Comment vous vous situez par rapport à ces grands tribuns ?
Pourquoi voit-on souvent que les métiers et les passions sont transmis de père en fils ? Parce qu’on grandit dans une atmosphère professionnelle créée par des personnes qui partagent les mêmes passions. C’est le cas pour les politiciens.

Au fil des années, on apprend dans la vie de tous les jours comment faire de la politique. C’est une leçon perpétuelle que nous recevons depuis notre enfance. Nous apprenons à être philanthropes. Beaucoup de personnes n’aiment pas faire de la politique même si elles sont de grands professionnels. Elles se disent qu’elles ont plus de chance de mener une vie tranquille ailleurs que dans la politique. Lorsqu’on évolue dans une famille politique, on finit par ressentir le besoin d’aider les autres et le pays.

Êtes-vous satisfait d’avoir choisi une carrière politique ?
Je suis expert-comptable. Il est clair qu’en termes financiers j’aurais probablement eu une meilleure situation. Mais je n’aurais pas connu la même qualité de vie et la même satisfaction d’un politicien en termes de connaissance du monde, de rencontres, d’amitié et de service de la population. Un politicien, qu’il soit au gouvernement ou dans l’opposition, a la chance de rendre service à beaucoup de personnes. Cela crée un sentiment de bien-être autour de ce politicien que peu de professions procurent. C’est cela qui fait la joie de vivre d’un politicien. On ne le sent pas immédiatement. Peut-être qu’on s’en rend compte après dix ans d’expérience et de pratique lorsqu’on est intervenu pour suffisamment de personnes.

Aujourd’hui, certaines personnes sont surprises de vous voir travailler aux côtés du leader du MMM, Paul Bérenger, qui a été un adversaire du PMSD…
Paul Bérenger et mon père ont discuté d’alliance éventuelle à plusieurs reprises. Cela n’a jamais abouti. L’entente dans laquelle nous travaillons au sein de la plateforme de l’opposition est le point le plus avancé que nous ayons atteint en termes de collaboration. Il me semble que cela est bien accepté dans la population.

Nous sommes arrivés au point où le PMSD, le PTr et le MMM s’apprêtent à discuter d’une alliance politique. Pourquoi faut-il cette alliance ?
L’opposition est toujours le reflet du gouvernement. Plus le gouvernement fait bien son travail, plus l’opposition est impopulaire. Plus le gouvernement fait mal son travail, plus l’opposition est populaire et peut se présenter comme une alternative.

Aujourd’hui à tous les niveaux, que ce soit social, économique, institutionnel ou concernant la lutte contre la drogue ou la corruption, le pays se détériore. Nous sommes arrivés à un point où la force de l’argent est utilisée surtout par le gouvernement. Il y a aussi l’utilisation à outrance des services d’intelligence de la police, les écoutes téléphoniques, les caméras de Safe City, etc. Tout cela fait qu’il est difficile de déplacer un gouvernement en place qui dispose de tels moyens. Les partis de l’opposition réalisent qu’ils ne peuvent se mesurer au gouvernement en rangs dispersés.

Une opposition divisée est une aubaine pour le gouvernement qui a toutes les chances d’être reconduit au pouvoir alors même qu’il obtient un très faible pourcentage de votes aux élections générales. C’est ce qui est à la base du désir de ces trois partis de se rencontrer.

Vous avez eu l’occasion de travailler avec sir Anerood Jugnauth et Pravind Jugnauth dans des gouvernements. Comment avez-vous vécu cette expérience ?
J’ai eu l’occasion de travailler avec sir Anerood Jugnauth entre 1994 et 1995, et j’ai eu l’occasion de travailler à nouveau dans son gouvernement récemment. Ce n’était plus le même homme. L’âge a montré qu’il n’avait pas la même capacité de maîtriser les dossiers. Il se laissait manipuler par plusieurs personnes ; ce n’était pas le sir Anerood Jugnauth des grands jours.

Ce qui a entraîné votre départ du gouvernement…
Nous sommes sortis la tête haute. Les pères de la Constitution dont faisait partie mon père avaient insisté sur l’indépendance du judiciaire et des systèmes de justice. Déjà, le gouvernement peut décider qui poursuivre ou pas, quelle enquête doit être menée par la police ou pas. Au moins, on peut compter sur l’indépendance du Directeur des poursuites publiques. Si on enlève cette protection, on ouvre la voie à la dictature.

On n’a pas accepté que l’indépendance du DPP soit remise en question, surtout lorsqu’on a vu le sort réservé à sir Gaëtan Duval pendant l’affaire Azor Adélaïde. On a vu Emmanuel Leung Sing, alors DPP, devenir par la suite Attorney General dans le gouvernement. Cela montre que lorsque les pouvoirs publics entrent dans le bureau du DPP, tous les abus sont possibles. Aujourd’hui, au vu des abus commis par le CCID et les autres institutions du gouvernement contre les personnes qui ont le courage de parler, on comprend que si l’indépendance du DPP et celle du judiciaire sont enlevées, il ne restera plus rien pour protéger le pays contre la dictature et la famine.

C’est l’Etat de droit qui a démarqué Maurice par rapport à certains pays africains. Si on enlève cela, le pays coulera automatiquement.

Pensez-vous que la population a compris votre démarche ?
Parfois la population refuse de comprendre. Cela est très clair. À l’époque, la population ne l’avait pas pris avec le sérieux nécessaire et n’avait pas compris ce qu’on faisait. Nous étions au gouvernement et on avait bien compris les dangers qui menacent Maurice. Je ne blâme pas la population. Beaucoup de gens se sont demandé : « Kifer linn ale ? Ti kapav fer bokou desoz pou Quatre-Bornes, pou tou dimounn, enn kou linn ale. » Il y a eu une forme de frustration. Cela s’est également manifesté dans notre électorat. « Kifer li finn ale ? » Aujourd’hui, de plus en plus les gens se rendent compte que nous avions raison. Gérard Sanspeur qui n’est pas un PMSD nous remercie. Paul Bérenger l’a fait également.

Pensez-vous que l’électorat mauricien n’est pas suffisamment formé et informé ?
Au niveau international, un gouvernement est le reflet de la population. Si elle mérite un bon gouvernement, elle l’aura ; si elle ne le mérite pas, elle ne l’aura pas. J’ai peur que la corruption qui a affecté une certaine partie de la classe politique n’affecte également l’électorat. On a l’impression que l’électorat est à vendre et qu’il sait que c’est le cas. Il peut favoriser un politicien parce que ce dernier pourra « donn enn kas pou sosiete, enn kas pou sosio-kiltirel, enn larzan pou isi, pou laba, mem enn bribe pou al voter ».

Mon souci pour Maurice n’est pas l’absence de bons politiciens, nous avons d’excellents politiciens. Mon souci est que l’électorat doit réaliser comment voter. Si nous recommençons avec le “money politics” auquel sont associés les grands financiers engagés dans les courses, etc., avec la désinformation et toute sorte de choses et si l’électorat tombe dans ce piège, nous deviendrons comme ces pays de la région où ce sont les plus riches et les plus corrompus qui gagnent. Cela m’interpelle. La population doit se ressaisir.

Est-ce cette situation que vous décrivez qui a prévalu lors des élections générales de l’année dernière ?
Certainement, au niveau de la désinformation, des abus de la MBC, ce qu’on a essayé de faire contre Navin Ramgoolam, c’est évident. Il y a aussi eu ces petites radios privées, certains journaux créés à la veille des élections. Il y a eu une grande désinformation. Il y a eu des promesses électorales.

Sans une forte croissance, ce sera extrêmement difficile de payer une pension de vieillesse de Rs 13 500. Il faut être un peu bête pour avoir cru à une telle promesse faite à la va-vite. Aujourd’hui, on voit que le Premier ministre “back track”. Les gens qui travaillent n’ont pas un tel salaire. J’aurais souhaité que le salaire minimum soit plus élevé que Rs 10 200. Pour cela, il faut une meilleure productivité et l’amour pour le travail. C’est la même chose pour les pensions.

En vérité, les budgets présentés par Pravind Jugnauth ont mené ce pays vers un précipice. Ces budgets n’ont ni reconnu, ni traité les problèmes concernant l’industrie sucrière, le textile, le tourisme qui a coulé et le centre financier. Aujourd’hui, n’importe quel scandale financier qui surgit dans le monde a une connexion avec Maurice.

La supervision financière à Maurice ces dernières années par les institutions auxquelles incombe cette responsabilité a été déficiente. Lorsqu’on regarde qui était le président et le CEO de la FSC, on voit que ce sont le ministre des Finances et le gouverneur de la BOM actuellement. Comment voulez-vous que la FATF nous enlève de la liste grise et l’Union européenne de la liste noire ? Deux pays ont été enlevés récemment de cette liste mais pas Maurice. La mauvaise gouvernance et le fait que Maurice n’ait plus d’amis au niveau international me rend pessimiste.

Le ministre des Finances a annoncé une croissance de 9% pour l’année prochaine. Qu’en pensez-vous ?
Si vous annoncez 9% de croissance pour l’année prochaine, cela voudra dire que l’économie a rétrécie de 6% puisque la décroissance sera de 15% en 2020. La récession mondiale sera -4,5%.  Tous les chiffres publiés par Renganaden Padayachy et Harvesh Seegoolam sont faux. Il y a aujourd’hui une mainmise du gouvernement sur la Banque de Maurice. En 2019, nous avons enregistré le taux de croissance le plus faible au cours de ces 15 dernières années, c’est-à-dire 3%. Le déclin a commencé avant la COVID-19.

Beaucoup de personnes disent que le pire est devant nous. Qu’en pensez-vous ?
Bien sûr. “Afors ser sintir pou res zis lezo”. Toutes les entreprises de Maurice ont connu une contraction d’au moins 20 à 30% à l’exception de quelques-unes. Combien de temps cela peut durer ? Je connais un groupe hôtelier qui perd Rs 150 M par mois. Il peut tenir six mois grâce à ses réserves et ses prêts. Il risque de fermer ses portes bientôt.

Toute la période entre mars et aujourd’hui a été gaspillée. Les hôtels étaient vides. On aurait dû en profiter pour faire des innovations à grande échelle. Malheureusement, le grand problème des institutions touristiques est d’encourager la promotion sans s’occuper du produit. Maurice est sale, les plages se dégradent, pas de “night life” qui vaille la peine.
Avec l’arrivée des travailleurs étrangers, les services ne sont pas les mêmes que ceux proposés par les Mauriciens auparavant. De plus, c’est une période qui aurait dû être utilisée pour la formation de manière que lorsqu’on ouvre complètement, on soit la meilleure destination balnéaire. Si en 2019, il y a eu moins de touristes à Maurice, c’est parce que le produit s’est détérioré. Tant que cela n’est pas pris en considération par le gouvernement, nous n’irons pas de l’avant.

Cette année a été dominée par la COVID-19. Quelle est votre évaluation ?
Il faut dire que l’opposition a adopté une attitude responsable en général. Nous avons accepté le confinement. Nous avons accepté la fermeture des frontières. Nous regardons avec une grande appréhension l’ouverture des frontières. Sur le papier, les protocoles paraissent corrects mais en pratique, il paraît qu’il y aurait des failles qui mettent en danger la population.

Le Wakashio a pris la population par surprise. Qu’en pensez-vous ?
L’épisode du Wakashio a été une démonstration de l’incompétence des institutions, à commencer par le National Coast Guard. Si nous n’arrêtons pas cette dégradation dans le service public, c’est la qualité de la vie des Mauriciens qui sera affectée.

Quelle a été votre interprétation de la manifestation du 29 août ?
Certains événements comme le naufrage du Wakashio, la mort des dauphins, le scandale de l’achat des médicaments ont sortis la population de sa léthargie et se sont ajoutés à la colère des Mauriciens. Le problème des Mauriciens est que nous avons pris l’habitude de tout accepter.

J’espère de tout cœur que la passivité de la population est chose du passé. Force est de constater que les manifestations se sont bien passées. Les manifestants ont marché tranquillement. C’est la réaction d’une petite minorité à travers les réseaux sociaux qui a été virulente. C’est le monde à l’envers.

Je pense que c’était téléguidé par les proches du pouvoir. Il y a eu une tentative de planter la graine du communalisme. Heureusement que des avocats comme Rouben Moorogapillay, entre autres, ont eu le courage d’aller au CCID pour dénoncer les dérapages. C’est à ce moment que le gouvernement a réagi.

Les travaux parlementaires reprennent bientôt. Comment l’opposition se prépare-t-elle ?
Le Parlement est utilisé pour poser les questions qui sont souvent esquivées ou avec des réponses à côté. Il est vrai qu’en présence de l’opposition, on ne peut parler de changement constitutionnel. À l’étranger, les gouvernements qui ont failli à leurs tâches prennent le risque de perdre leur propre majorité parlementaire. C’est la différence entre les “roder bout” que sont les députés MSM-ML et les députés des grandes démocraties qui se respectent. Boris Johnson peut se retrouver en minorité.

À Maurice, les parlementaires cherchent des postes de ministre ou de PPS. Il n’y a aucune possibilité que le Premier ministre perde sa majorité sur un dossier quelconque. C’est le problème du Parlement mauricien. Nous aurons un changement à Maurice lorsque les députés du MSM-ML assumeront leurs responsabilités. Si ces députés sont rappelés à l’ordre par leurs propres mandants, à ce moment il y aura une prise de conscience. Sinon, le Parlement ne serait qu’une boîte aux lettres.

À partir de la semaine prochaine, les regards seront tournés vers le projet d’alliance PTr-MMM-PMSD. Comment cela s’annonce-t-il ?
Nous évoluons en ce sens. Cependant, il faudra travailler sur le programme en tenant compte de la spécificité de chaque parti et en tenant compte aussi du fait que le pays demande de grandes réformes, pas des réformes cosmétiques, parce que nos institutions ont reculé. À titre d’exemple en 1958, une pétition électorale avait pris dix mois pour être réglée.

Actuellement, une année après les élections, les débats sur les motions électorales n’ont pas commencé. La Cour suprême devrait pouvoir reprendre les choses en main. De plus, il faudra réunir des personnes qui voudraient “genuinely” mettre le programme en pratique. Ce sont des défis à relever.

Souhaitez-vous la conclusion d’une alliance avant ou après les municipales ?
Le plus vite possible, ce sera le mieux pour le pays. Lorsque nous aurons mis au point le programme et l’équipe, si nous pouvons faire pressions sur le gouvernement pour organiser des élections anticipées, nous le ferons.

Vos vœux pour l’avenir…
Je souhaite que tout un chacun saisisse l’opportunité de faire ce qu’il faut pour que le pays commence à avancer, que ce soit au niveau des députés au Parlement, de l’opposition parlementaire et extraparlementaire, des forces vives et la population dans son ensemble. Nous devons réaliser quels sont les vrais enjeux. À ce propos, la presse a également son rôle d’éducateur à jouer.