Venkatesh Hutchamah, 20 ans, est un magicien. Entre ses mains, les cartes volent, virevoltent, disparaissent pour réapparaître ailleurs. Pas étonnant qu’après avoir terminé 3ème lors de la 1ère édition de Zeness Montre To Talan, il se se fait régulièrement solliciter par le ministère ministère de l’Autonomisation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs lors des événements. À la vieille de ses résultats de la HSC, Scope a été à la rencontre de ce jeune talent qui rêve un jour de s’envoler aux States pour perfectionner son art.

Les tours de proximité, les manipulations d’objets et accessoires qui apparaissent et disparaissent au gré de ses gestes, révèlent son talent. Faut dire que Venkatesh Hutchamah a l’art et la dextérité de s’exécuter habilement. Il bluffe petits et grands en un tour de main. Ceci, nous confie-t-il, est le résultat de plusieurs années d’apprentissage. “Pour être un bon magicien, la pratique est la clé du succès”. C’est surtout l’aspect ludique d’un tour qui lui procure du plaisir et le pousse à s’améliorer. Il rajoute qu’il n’y a pas de formule magique mais un travail rigoureux pour créer son propre univers. Lui, il se sent plus attiré dans des créations mêlant le close-up, des numéros d’illusions et de la cardistry.

Tout est parti de quelques manipulations de pièces de monnaie en petit comité devant ses proches. Puis, un cadeau vint changer sa vie lorsqu’un de ses oncles lui offrit son premier un livre de magie. Dès lors la passion de Venkatesh Hutchamah n’a cessé de grandir . Il répète inlassablement les trucs suivant le mode d’emploi, puis commença, dès l’âge 12 ans, à inventer ses propres numéros.

Les choses auraient pu en rester là si son entourage n’avait pas entrepris les démarches pour l’inscrire à des compétitions. Comme par magie, le grand timide s’est transformé. “Je n’aurai jamais pensé être capable de me tenir devant une audience”. Il est heureux d’avoir fait confiance à cette petite voix au fond l’encourageant à relever le défi “au moins « pour le fun », et pourquoi pas, saisir cette opportunité pour évaluer son réel potentiel.

L’autodidacte considère la magie comme « un art permettant de s’évader, de rêver et même de retomber en enfance”. Toutefois, Venkatesh Hutchamah se fait un devoir de garder les pieds sur terre car il sait que cette expérience, aussi belle soit-elle, n’est qu’une première petite étape. Pour mettre toutes les chances de son côté, il ne refuse jamais les propositions du ministère pour se produire lors des événements, et accepte aussi les demandes pour des prestations pour des anniversaires et mariages. “Sans pratique je ne peux pas avancer et chaque expérience me donne l’occasion innovée”.

Parmi ses références Venkatesh Hutchamah cite les prestations de Shin Lim, gagnant d’American Got Talent et bien entendu, Penn & Teller, connus comme les deux plus grands magiciens au monde. D’ailleurs, il espère un jour participer à leur show et suivre une formation professionnelle. D’autant qu’ici, l’apprenti-magicien n’a point de mentor et peine à trouver des équipements. Sans compter que l’univers de la magie n’a jamais réellement décollé. Ainsi à la veille de connaitre ses résultats de la HSC, l’élève du SSS Nouvelle-France avoue avoir prévu d’entamer des études d’ingénieur “Pour être sûr d’avoir un métier et un revenu au cas où je n’arrive pas à vivre de ma passion pour la magie”. Sauf qu’il a plus d’un tour dans son chapeau et n’a aucun doute de pouvoir changer la donne : transmettre sa passion aux plus jeunes car “la magie est une pratique artistique faite pour être partagée”.