L’Action sociale sans frontière (ASSF), organisation qui milite en faveur du respect de l’environnement, a obtenu un ordre intérimaire du juge en Chambre, Asraf Caunhye, interdisant à l’United Basalt Products (UBP) de poursuivre ses travaux de délocalisation de la concasseuse qui se trouve à La Mecque, Médine, pour l’aménager à la rue Lislet Geoffroy. Les parties doivent se présenter mardi prochain devant la juge Rita Teelock, toujours en Chambre, pour faire valoir leurs points de vue respectifs dans ce litige.
La route de Bambous traverse une localité très résidentielle. En effet, en face de l’UBP, de nombreuses familles occupent des maisons construites par la NHDC. Depuis 2008, elles mènent un combat contre l’extension de la concasseuse, qui dégage de la poussière qui envahit ces maisons. 
Dans cette affaire, la défenderesse est UBP et le ministère de l’Environnement et le Conseil de district de Rivière-Noire sont les co-défendeurs. 
Dans leur affidavit, Louis Eddy Joson, secrétaire de l’ASSF, Marie Louise Nancy d’Aubigny et Louis Philippe Maro — sont, avec l’association, plaignants dans l’affaire, les deux derniers étant tous deux des habitants de la localité — indiquent que l’UBP a, le 20 février 2011, fait une demande d’une Environmental Impact Assessment Licence (licence EIA) pour entreprendre des travaux de modernisation à l’UBP de Bambous.
Le 26 juin de la même année, plusieurs habitants de la cité ouvrière de Bambous qui ont exprimé des réserves au sujet du projet de l’UBP, ainsi que Me Anand Makoon, conseil légal de l’organisation, ont été convoqués à une réunion au ministère, présidée par Sin Lan Ng Yun Wing. Les plaignants ont pu ainsi présenter leurs objections. Toutefois, le 26 août 2008, la défenderesse a obtenu sa licence EIA.
L’octroi de cette licence a été contesté en appel, logé le 24 septembre 2008 par l’ASSF et les habitants devant l’Environmental Appeal Tribunal. De son côté, le Conseil de district a sollicité l’intervention de la Cour suprême le 7 février 2011 et a obtenu que l’UBP cesse momentanément ses travaux. Mais cette dernière a poursuivi l’installation des moteurs. C’est pour cela que les plaignants ont soutenu dans leur affidavit qu’elle a floué un ordre de la Cour.
Le 20 juillet dernier, les parties sont parvenues à un accord : toute action en suspens devant la Cour est retirée, en attendant les conclusions de l’appel logé en 2008. Toutefois, vers le 8 août dernier, certains travaux ayant repris, les plaignants ont décidé de saisir le tribunal une nouvelle fois.
Ces derniers ont retenu les services de Me Ashik Toorabally dans cette affaire qui assurera la relève de son collègue.