Une beuverie entre père et fils a fini dans un bain de sang. Antonio Françoise (69 ans) a porté lundi après-midi un coup fatal en plein coeur à son fils Jean Marcelino. Ce dernier lui avait donné deux « gifles » à la suite d’une dispute.
Père et fils avaient pour habitude de consommer des boissons alcoolisées. Ils buvaient depuis 11 h sur la véranda du domicile familial en compagnie d’un ami quand le drame s’est joué. Aux alentours de 14 h 30, Antonio Françoise plus connu comme Tonio aurait reproché à son fils d’être un « irresponsable ».
Maçon de son état, la victime « avait un penchant pour la bouteille et n’assumait pas ses obligations familiales ». Une dispute devait éclater entre les deux, le fils ne digérant pas les reproches de son père. La victime aurait alors mis deux claques à Antonio Françoise. 
Selon des témoins, une patrouille policière dans la région a été sollicitée lorsque la dispute a commencé à dégénérer. Mais les policiers ont décliné en disant qu’ils avaient un appel plus urgent « to attend ». Excédé par le comportement de son fils, Antonio Françoise s’est rué dans la cuisine pour prendre un couteau. Sans crier gare, le sexagénaire aurait poignardé son fils en pleine poitrine. Jean Marcelino se serait écroulé dans une mare de sang. La lame d’une dizaine de centimètres a perforé le coeur de la victime. Au retour de la patrouille policière, il était déjà trop tard.
Mandé sur les lieux du crime, le Service d’aide médical d’urgence (SAMU) n’a pu que constater le décès. 
L’enquête est menée par l’inspecteur Mohit sous la supervision de l’ASP Lutchumun de la Central Investigation Division (CID) de Plaine-Magnien. L’autopsie qu’a pratiquée hier soir le Dr Saib a révélé que la victime a succombé à une « exsanguination wound due to stab at heart ».
Antonio Françoise n’a pas nié les faits qui lui sont reprochés. Il a comparu ce matin en Cour de district de Mahébourg sous une charge provisoire de meurtre. Il a été reconduit en cellule policière.
Il nous revient que l’accusé s’est fait tabasser par son autre fils après le drame. Il a été conduit hier soir à l’hôpital Nehru de Rose-Belle après s’être plaint de douleurs. Il a été une fois de plus transporté à l’hôpital avant d’être reconduit en cellule policière. La reconstitution des faits est prévue en fin de semaine. 
L’enterrement de la victime Jean Marcelino Françoise a eu lieu cet après-midi à 14 h. Il laisse derrière lui son épouse Cindy et ses trois enfants âgés de 14, 10 et 6 ans.