Ceux ayant attiré notre attention pour dénoncer le dépotoir à ciel ouvert sur un vaste terrain vague à l’arrière de Mella Villa, à Balaclava, ne dormiront pas de sitôt à tête reposée. Pour cause, aucun officier du ministère de l’Environnement ne s’est déplacé pour un constat de visu concernant « les montagnes de détritus à ciel ouvert, des tonnes de matériaux, y compris des plastics » à 50 mètres de la plage. La raison officielle évoquée: un manque d’effectifs d’autant que les officiers au sein de ce département étaient occupés avec les débats parlementaires. Ils sont toutefois conscients qu’ils faut qu’ils s’y rendent, laisse-t-on entendre. Des sources officieuses affirment, par ailleurs, que deux officiers étaient en congé et deux autres en formation, d’où le manque d’effectifs. 
Les craintes d’une épidémie de malaria en période de grosses averses s’amplifient. Ces habitants espèrent que les autorités ouvriront une enquête au plus vite en vue de déterminer les vrais coupables de cette voirie. 
Rappel: ceux qui nous ont contacté avaient fait allusion à la destruction de vieux bâtiments qui s’est avérée alors que nous nous rendions sur les lieux. Nous nous sommes retrouvés nez à nez avec plusieurs amoncellements de terres et de détritus où des tuyaux de plastique sont apparents. La vue de chenille sur le sol témoigne de la trace d’une pelleteuse. Sur des kilomètres à la ronde, des monticules de terre et de ciment ainsi que des masses de pierre qui semblent avoir été déterrées. A deux ou trois endroits, l’on note des couches de béton recouvrant le sol ainsi que des trous géants recouverts de terre où gisent des rochers.