Le VPM et ministre des Finances Xavier-Luc Duval a opté hier pour une version condensée du discours du budget, qui tranche avec les présentations des années précédentes. Son intervention aura duré un peu moins de deux heures, ce qui lui a permis d’aller à l’essentiel sans entrer dans des détails interminables concernant chaque ministère.
C’est devant un parterre composé de parlementaires, de hauts cadres du secteur public, du secteur privé, de dirigeants des corps para-étatiques et de compagnies gouvernementales, ainsi que devant les représentants syndicaux, que le ministre a présenté hier son premier discours du budget.
Les invités ont pris place dans l’hémicycle et dans la galerie des invités dès 16 h 30. L’ambiance était détendue, les plaisanteries fusaient de toutes parts. On a vu des ministres et parlementaires discuter bruyamment avec les invités. L’arrivée du ministre des Finances dans l’hémicycle a été saluée par des applaudissements dans les rangs de la majorité. Il a été suivi par le Premier ministre qui a engagé une conversation avec le Chief Whip Rihun Hawaldar. Il y a eu un silence après l’arrivée du Speaker.
Le ministre des Finances a présenté le budget en première lecture à partir du Front Bench avant de prendre place sur le traditionnel pupitre pour prononcer le discours du budget, qui coïncide généralement avec l’entrée de photographes de presse, un rituel désormais respecté qui permet à ces derniers de constituer une réserve de clichés de parlementaires dont certains seront utilisés durant toute l’année.
Le silence s’est fait à nouveau avec le début du discours du ministre des Finances, qui dès le départ provoqua des cris de protestation de la part des parlementaires de l’Opposition lorsqu’il a affirmé que le gouvernement élu en 2005 avait hérité d’une économie en état d’urgence. Le Grand Argentier devait évoquer quelques mesures fondamentales, à savoir l’abolition de la Solidarity Tax sur les dividendes et les intérêts à compter du 1er janvier prochain ; l’abolition de la Capital Gains Tax sur les propriétés immobilières ainsi que l’abolition de la Municipal Tenant’s Act ; l’abolition de la Land Transfer Tax pour la vente de propriétés immobilières par les institutions financières pour le recouvrement des dettes ; le paiement de l’environnement protection fee seulement par les établissements touristiques, guest houses et résidences touristiques profitables ; et le prolongement indéfini de la Tax Holiday pour les opérateurs du port franc, qui devait expirer en 2013.
À travers ces mesures, le ministre des Finances a déjà donné le ton de son budget, dont un des objectifs fondamentaux est de créer les conditions susceptibles de relancer l’investissement dans le pays.
Son intervention a été interrompue à plusieurs reprises par des applaudissements, en particulier lorsqu’il a énoncé les mesures visant à soutenir les PME. Lorsque Xavier Duval a énoncé des mesures concernant les municipalités, Rajesh Bhagwan a lancé « Kan élection ? ». Ce qui a fait rire tout l’hémicycle.
Le discours du budget, qui a pris fin vers 19 h, a été applaudi par les membres de la majorité. Comme à l’accoutumée, une foule de journalistes attendait la sortie des personnalités de l’hémicycle pour des commentaires et des photos. Xavier Duval a ensuite reçu ses invités pour une collation au ministère des Finances.