Après avoir fêté le Nouvel an à Cape Town en Afrique du Sud, le célèbre rappeur américain Big Ali profite de son séjour dans cette partie du globe pour offrir un unique show ce soir au Buddah Club à Grand-Baie. L’artiste, qui se prélasse sous le soleil mauricien depuis lundi, nous a reçu hier à l’hôtel Sofitel à Flic-en-Flac, où il séjourne avec son manager. Le temps d’un entretien parsemé d’éclats de rire et d’émotions, le rappeur revient sur les meilleurs moments de sa carrière et annonce une « incredible party » pour ce soir.
19 heures hier au Sofitel à Flic-en-Flac. Dans le pur style rappeur américain, Big Ali de son vrai nom Ali Fitzgerald Moore vient à notre rencontre sapé d’un jogging et d’un t-shirt large. Sous le regard bienveillant de son manager, l’artiste nous fait le récit d’une carrière hors du commun…
À l’âge de huit ans, l’américain écrit déjà ses premiers textes. « In my house, there was only gospel music. So I started to write rap, but I had to write them about god », explique Big Ali dans un éclat de rire. Cette formule novatrice passait ainsi plus facilement auprès de ses parents. Ce n’est que dans les années 2000 qu’il commence à signer des textes pour le monde de la musique professionnelle.
Talentueux et ayant une réelle passion pour la culture hip hop, Big Ali se fait rapidement repérer et enregistre des centaines de « party breaks » pour la célèbre maison de disques AV8, qui connaissent un franc succès. À tel point qu’un beau jour un Dj français LBR le convainc de venir à Paris. Il travaille et participe à de nombreux succès avec des artistes français tels que Kool Shen, Leslie, Magic System et surtout, Bob Sinclar.
Rock This Party : la révélation
Sa collaboration avec Magic System lui a taillé une réputation sur la scène française, mais c’est grâce à son duo avec le Dj français Bob Sinclar sur le titre Rock This Party qu’il fera son entrée sur la scène internationale. Des millions de disques ont été vendus pour ce morceau sorti en 2006. Pourtant, Rock This Party était une des chansons qu’il a enregistrées et n’a jamais songé, ne serait-ce qu’une seule seconde, que ce sera un énorme succès.
« When Bob Sinclar called me, je ne savais pas qui c’était. I was really in hip hop. It was my publisher who explained to me that he is a French Dj and that he is very popular. And he told me it was him who made World Hold On. And I really love this record. I say ok for sure, I’m so curious to see what he has for me… » explique le rappeur qui semble avoir vraiment été marqué par sa rencontre avec le Dj français. Le single Rock This Party, une reprise de Everybody Dance Now, est un succès planétaire ! Ce titre a complètement changé son « outlook » sur la conception de la musique. « Before Rock This Party, there was nothing of this kind of song », dit avec conviction l’artiste.
Vem dançar kuduro est l’autre titre dont le succès dépassera de loin ses attentes. Nous sommes en 2010 quand Big Ali reçoit un coup de fil du manager du chanteur portugais Lucenzo pour lui proposer un concept plus qu’intéressant. Sur le titre, Lucenzo chante en portugais et Big Ali en anglais. Ils réinventent ainsi le concept même du kuduro. Vem dançar kuduro signifie d’ailleurs en français Dansons le kuduro. À la base, le kuduro est une musique angolaise très populaire en France.
Le morceau de Big Ali et Lucenzo fait un tabac et se classe N° 1 sur Itunes pendant huit semaines. Auteur-compositeur–interprète, DJ, MC et rappeur, Big Ali touche à tout. Il est aussi le patron du label Madison Music. Il est considéré comme l’un des meilleurs MC au monde.
Les pieds sur terre
Même s’il fait rêver des fans aux quatre coins du monde et surfe sur la vague du succès depuis qu’il s’est initié à la musique, le rappeur explique qu’il mène une vie normale…ou presque. « Nothing changed in my life. It’s my parents who taught me that. I’m always normal. I don’t really try to play the star. The most successful I become, the more difficult it is… I’m the type of person who likes to walk in the streets, go for shopping and stuff like that. I do music. It’s what I do. I don’t do it to be popular. But now it looks difficult if I wanna go out because you gonna have a bunch of people coming for pictures. But it’s cool because I am happy that people like what I do. But for me personally, the biggest change is in my bank account… » lance Big Ali sur un ton humoristique. Et de poursuivre : « I’m happy I can survive in life by making music. This is the most important thing for me. I don’t really care of about being rich or famous… Just that I can feed my family, buy clothes, pay for the roof over my head and doing my music. That’s the best thing for me. I learned this very long time ago when a lawyer explains to me that everyone can be Michael Jackson, Madonna or Prince, you have to do this for love. If you do it for love and you can take care of yourself, this is how you really win in life. It’s not about trying to get all the money or this kind of stuff. »
Au fil de l’entretien le rappeur admettra, toujours avec son humour particulier, que « music is the only thing I know how to do. Don’t ask me about politics, Mathematics or Science… But if you wanna talk about music, I can go all day long ».
Pour 2012 plusieurs projets se profilent à l’horizon pour le célèbre rappeur américain. Son album Urban Electro sera disponible en mars avec plusieurs featurings. Parmi Busta Rhymes et Snoop Dogg. Sortir un tube avec le Dj Mauricien Jimmy Gassel (qui a signé chez Madison) est aussi prévu. Il compte aussi aller de l’avant avec sa première ligne de vêtements XEE, représentée par un panda, symbole de générosité.
Et quid de Maurice et de la soirée au Buddah Club ? « The island is beautiful and it’s very cool because I feel people really like to dance », explique Big Ali avec enthousiasme. « Je peux te dire qu’on prépare quelque chose de spécial pour les fans ce soir, mais chaque soirée est spéciale en elle-même. I won’t do something somewhere else that I would not do here. So, I prepare my show. I know my show is an incredible party…It will be two hours of real real real party ! I’m excited because I know that here they really like to dance and I have nothing to worry about… », soutient l’artiste, qui avoue avoir sa première semaine de libre depuis bien des années…
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BUDDAH CLUB: Grosse affluence attendue ce soir
C’est finalement le jour J. L’américain Big Ali se produit ce soir au Buddah Club à Grand-Baie avec Dj D-Bass et le Dj mauricien Jimmy Gassel, qui évoluent en France. Les organisateurs annoncent déjà une grosse affluence. Deux options sont disponibles pour l’accès à la soirée :
Option 1 : Bon de consommation de Rs 1 000 par tête, disponible à la porte et qui donne droit à une entrée gratuite (Sous réservation)
Option 2 : Entrée à Rs 1 000 par couple, mais sans consommation