Jevyna (3 ans) jouait dans la cour de sa maison lorsqu’elle s’est fait attaquer par un… singe. Le primate appartiendrait à son voisin. Une plainte a été consignée à la police.
C’est la deuxième attaque de singe rapportée à la presse depuis une semaine. Vendredi 11 novembre, à la mi-journée, la jeune Jevyna suit sa mère Poonima Mootoosamy dans la cour. Cette dernière s’adonne aux tâches ménagères alors que la petite joue deux mètres plus loin. Soudain, semblant jaillir de nulle part, survient un singe. « Linn nek paret, empoign Jevyna, mord so lebra, so lezam… linn bien gaygn li », explique Cadresh, le grand-père de la fillette. Il est alors à peine 9h15.
« Fer 4 ans ki zot ena sa zako kot zot. Zot ti pe gard li devan me depi zot pe fer enn konstricsyon (depi 1 an et demi), zot finn bouz li deryer, 2 pieds depi mo lakaz », dit-il. Et d’ajouter : « Monn sey alert bann autorités… Lapolis dir mwa al lapolis lenvironnman, MSPCA, kontakt Mauritius Wildlife. Zot tou dir mwa ki pena narnie dan laloi  ki empes dimounn gard enn zako. »
Une étrangeté confirmée par les autorités. « Il est vrai que les singes ne sont ni des animaux domestiques ni des animaux domesticables. Ils sont imprévisibles, et ce même s’ils sont recueillis petits. Ce sont des bêtes sauvages qui ne doivent pas être domestiquées, c’est une question de bon sens. Néanmoins, il est vrai qu’il n’y a aucun texte de loi qui empêche qui que ce soit d’adopter un singe », affirme Farook Khoodoruth, secrétaire à la MSPCA.
Le matin même de l’attaque, Poonima Mootoosamy a emmené sa fille à l’hôpital avant de consigner une déclaration à la police de Quatre-Bornes, ce que confirme le Police Press Office. « Depi plis ki 1 an, mo pe perr sa zako la. » L’enquête se poursuit.