Cela fait plus d’une vingtaine d’années que les habitants de la rue des Nations Unies (ex-rue Angus), à Vacoas, interpellent régulièrement les autorités sur les graves inconvénients que leur pose un terrain abandonné dans leur quartier. Mais les nombreuses démarches faites ont été vaines jusqu’ici, la municipalité et la police expliquant leurs difficultés à agir du fait qu’il existait un problème de succession concernant ce terrain. Pendant toutes ces années, les habitants du quartier ont été contraints de vivre avec cette situation des plus incommodantes à plusieurs niveaux.
Situé sur l’un des côtés de la résidence de l’ambassadeur des États-Unis, au beau milieu d’un quartier résidentiel, le terrain en question couvre près d’un arpent. Il est recouvert de grands arbres, d’arbustes, d’herbes, de lianes, entre autres, et prend même les allures d’un petit bois. Beaucoup viennent régulièrement y jeter des détritus. En sus des ordures ménagères, on trouve aussi des vieux matelas, des appareils électroménagers usagés, des débris de construction, des animaux morts, etc. Utilisé comme dépotoir, ce coin est ainsi propice à la prolifération de moustiques et de rats.
Les habitants du quartier estiment que cette situation constitue une vraie menace pour leur santé. De plus, régulièrement, des individus à l’allure suspecte viennent y trouver refuge, certains avançant même que ce serait pour se droguer.  D’où les craintes émises quant à la sécurité des résidents, dans ce quartier où les lampadaires demandés aux autorités n’ont jamais été installés.
Contactée par Week-End, vendredi, la municipalité de Vacoas a expliqué qu’elle compte agir dès le début de cette semaine. Selon un préposé du département de la Santé, le terrain compte sept héritiers à qui un avertissement avait déjà été donné. L’ultimatum imposé ayant été dépassé, les propriétaires seront traduits en justice prochainement. Entre-temps, les employés de la municipalité procéderont à des travaux de nettoyage, lundi, en attendant que les propriétaires assument leurs responsabilités.
Les habitants de la région craignent, pour leur part, ne pas être arrivés au bout de leurs peines. Ils comptent ainsi continuer leurs démarches afin de faire avancer les choses.