L’affaire des fausses nouvelles au point mort
C’est finalement le Premier ministre qui risque de laisser des plumes dans toute l’affaire de diffusion de fausses nouvelles imputées au leader de l’opposition. Cela fait plus d’un mois que Navin Ramgoolam a consigné une déposition contre Paul Bérenger pour l’avoir mêlé à l’affaire MedPoint. L’enquête de la police avait, comme on le sait, démarré en trombe. Deux jours seulement après la plainte déposée par le ministre de l’Intérieur, soit le 16 juillet, Yodhun Bissessur s’était présenté seul aux Casernes centrales pour dire n’avoir jamais reçu d’instructions du Premier ministre pour procéder à une seconde évaluation de MedPoint. Depuis, plus rien, sauf que la position du leader de l’opposition et du MMM, connue déjà au sein du MMM, s’est ébruitée bien au-delà des officines mauves.
A ses proches collaborateurs, Paul Bérenger a en effet  confié que si la police se propose de l’arrêter, il ne paierait pas de caution et, qu’une fois incarcéré, il entamerait une grève de la faim. Il semblerait que la perspective d’un tel scénario donne quelques sueurs froides tant au Bâtiment du Trésor qu’aux Casernes centrales. On imagine le parallèle qui aurait été dressé avec les années 70 sous SSR. Aussi, à la CID, la version officielle est que l’enquête suit son cours et que c’est le fait que le Dr Malhotra est pour le moment indisponible qui retarde sa progression et sa conclusion.