Les officiers du poste de police de Rose-Hill, sous la supervision de l’inspecteur Murugesan, ont rencontré hier après-midi les habitants des nouveaux morcellements d’Ébène pour une première prise de contact. L’accent a été mis sur des mesures pour prévenir le crime et des conseils pratiques et techniques pour éliminer certaines imprudences, voire négligences. Une cellule de surveillance de voisinage devrait découler de cet exercice de community policing, lancé en 2010 et tombant sous le National Policing Strategic Framework.
Avec une hausse dans le nombre de nouveaux résidences et morcellements à Ébène, les autorités compétentes ont jugé primordial d’organiser une rencontre hier en fin après-midi avec une trentaine d’habitants. Lancé en 2010, cet exercice de community policing tombe sous le National Policing Strategic Framework (NPSF) qui repose sur cinq autres piliers liés. Ceux-ci sont la capacité de réaction accrue de la police, l’intelligence-led policing, la capacité de strategic planning permanente, la gestion efficace des ressources humaines et la mise en opération d’une organisation indépendante relative à des éventuelles atteintes aux droits de l’Homme.
L’un des principaux objectifs de la rencontre d’hier était d’inculquer les valeurs de la surveillance de voisinage afin d’encourager les habitants à créer une cellule qui assurera encore plus le sentiment de sécurité à Ébène. La police mise pour sa part sur cet aspect afin d’améliorer son partenariat avec le public pour entre autres arriver à bout des enquêtes pénales et intervenir à temps dans des cas de criminalité.
Dans ce contexte, la population sera appelé à transmettre des informations à la force de l’ordre. Avec une cellule officielle, des rencontres pourront avoir lieu régulièrement entre la police et les habitants d’Ébène pour discuter des problèmes rencontrés.
Entouré des constables Ismael et Rawa, l’inspecteur Murugesan, qui est également Community Policing Officer, a par ailleurs expliqué aux habitants les procédures nécessaires dans la mise en place d’une cellule de surveillance de voisinage. Cela permettra d’assurer une bonne communication avec la police et les autres autorités compétentes.
« La sécurité ne concerne pas seulement la police. Cette lourde tâche incombe en fait à la société toute entière. Nous devons donc assumer collectivement cette responsabilité. Sans le soutien et la collaboration de la population, la prévention de la criminalité et les enquêtes pénales deviennent très ardues. Ainsi sans les observations, les dénonciations et les témoignages du public, la police ne pourra répondre aux attentes de manière optimale », écrit la Police Crime Prevention Unit dans un livret distribué hier aux habitants d’Ébène.
L’inspecteur Murugesan a aussi fait un survol des conseils pratiques et techniques qui visent à éliminer certaines imprudences, voire négligences, de la part des habitants.