Philippe Burckel a enlevé, samedi, le titre convoité de champion de Maurice de saut d’obstacle. Avec son fidèle Silver Fox, il n’a perdu que quatre points sur le parcours avec des barres à 1m20. Son adversaire, Louis Régnard, peut cependant se consoler avec le titre de vainqueur de la ligue. Dans les autres catégories, la logique a été plus ou moins respectée.
Peut-on parler de surprises en cette fin de saison ? A priori, oui. Car il faut dire que l’enjeu des championnats, disputés cette année sous des trombes d’eau, a permis à certains de se surpasser. Les cavaliers ont laissé de belles impressions sur la journée, s’accrochant à tout ce qui pouvait leur permettre d’entrevoir le titre.
Les déceptions étaient grandes, parfois. Comme celle de Abrahma Jouana René, alors qu’il avait réalisé un sans-faute au premier tour. Mais par contre, pour d’autres, la joie était au rendez-vous. Philippe Burckel, l’homme qui a su gérer ses sauts pour s’assurer d’un succès cette année. « Je n’avais rien gagné depuis le début de l’année. Je crois que c’était le moment », faisait ressortir le nouveau champion de Maurice.
Pour cause ! Depuis le début de la saison, il a subi la dure loi de Louis Régnard. Une situation qui a conduit Régnard au titre dans la ligue, surtout, alors que lui a été submergé par son adversaire. « Quand j’ai vu qu’il avait fait deux barres, je me suis dit qu’il y avait encore une chance », avance Burckel.
D’ailleurs, on voit, à son chrono, qu’il a été assez prudent sur le parcours. « En fait, j’avais peur que mon cheval réagisse mal aux couleurs. Mais cette fois, il a été moins regardant, il m’a fait confiance. Mais c’est vrai aussi de dire que sur certains obstacles, il a un peu piétiné. Mais au final, il m’a vraiment fait confiance », explique le cavalier.
Et ça fait quoi de vaincre enfin le signe indien cette saison ? « Une grosse satisfaction, c’est sûr. Quand on sait que je ne peux pas trop m’entraîner à cause de mon travail. Mais n’empêche que je suis satisfait que le peu de travail a porté ses fruits », sourit le cavalier.
Par contre, l’autre duel, annoncé dans la catégorie “B” entre Julie Cautres et Adrien Jouana René, a bien eu lieu. Et là, on voit que les championnats ne sont pas nécessairement ouverts aux favoris. Jouana René (Silver Cat) et Cautres (Shooter) se retrouvent avec une égalité parfaite à l’issue des deux-deux (4 points). Les barrages s’annoncent donc. Et là, Julie Cautres et Shooter se montrent les plus réalistes, en réussissant le parcours parfait. Adrien Jouana René, lui, commet deux fautes, peut-être dues à la précipitation, comme le témoigne son chrono (44” 69).
Que dire également de Marie Leclézio, vainqueur de la catégorie “C” ? Rien, si ce n’est que la cavalière a fait montre d’un engagement total, réussissant aussi des passages parfaits. A l’arrivée, il ne faisait pas de doute pour savoir qu’elle allait être sacrée. C’est plutôt la lutte pour la deuxième place qui a monopolisé l’attention. Ils étaient quatre cavaliers — Hyder Joonas, Jérôme Ferrat, Nathalie Rolando et Gabrielle Dalais — à avoir quatre points après les deux tours. Même au barrage, ils étaient encore deux (Hyder Joonas et Jérôme Ferrat) à avoir réalisé le sans faute. C’est au temps que Joonas s’est vu attribuer la médaille d’argent, avec un chrono de 42” 02, alors que Ferrat, lui, arrive avec  42” 12.
En junior également, la lutte a été âpre pour le titre. Après les deux tours, tous les engagés, au nombre de cinq, se retrouvaient avec une égalité, personne n’ayant commis de fautes. Au barrage, plus ou moins même scénario, avec seulement Margaux Koenig et Misty qui commettaient une faute. Devant, c’était le chrono qui allait tout déterminer. C’est finalement Tariq Timol qui sera sacré, avec un chrono de 30” 82.