Ce projet qui a nécessité un investissement de quelque Rs 3,8 M a également été dirigé par le Dr Soonil Guness du Cardiac Centre et le Professeur Okezie I. Aruoma, chercheur à l’Université de Touro à New York. Après plusieurs recherches effectuées sur les vertus curatives de la papaye fermentée et du thé vert, le Pr Theeshan Bahorun est arrivé à la conclusion que ceux-ci pourraient aider à mieux gérer le diabète et les maladies cardio-vasculaires. « Nous avons fini les axes de recherches et nous compilons actuellement les résultats. Nous avons enregistré un taux de participation de 85 % et je peux dire que les retombées sont très positives », fait ressortir le chercheur. « Cette étude pourrait être très efficace dans la gestion des maladies non transmissibles, telles que le diabète et les maladies cardio-vasculaires ». Le résultat de cette étude fera l’objet d’une conférence dans les jours à venir. Le Pr Bahorun indique par ailleurs que deux étudiants de Phd de l’Université de Maurice étaient à la Réunion pour une formation de six mois dans le cadre de cette étude.
La papaye fermentée et le thé vert contiennent des dérivés antioxydants naturels susceptibles d’avoir un effet curatif sur les diabétiques et ceux atteints de troubles cardiaques. Cette étude, en deux phases, a vu la participation de 300 personnes au Cardiac Surgery Centre à Pamplemousses. À la suite des résultats, ce projet pourrait s’étendre sur la majorité des diabétiques. Il sera également question de tester les effets de la papaye fermentée sur la capacité de récupération des patients ayant subi une intervention cardiaque. Soulignons qu’avec le partenariat avec l’Université de Touro, l’étude a été simultanément menée dans six pays et trois continents.
La recherche biotechnologique sur les vertus de la papaye fermentée et du thé vert est un travail entrepris et supervisé depuis des mois par le Pr Theeshan Bahorun et son équipe. Ces deux projets ont été en partie financés par le Mauritius Research Council. Dans le cadre de cette étude, le taux de marqueurs du diabète, par rapport aux personnes qui ne consommeront pas de papaye fermentée, sera également évalué. Élaborant les raisons qui ont motivé cette recherche, le Pr Bahorun explique qu’« il y a une exigence, pour la recherche, de se concentrer sur les mécanismes moléculaires dérivés de ces plantes ». « Nous avons tellement de plantes à notre portée mais elles ne nous intéressent point », remarque-t-il. Des analyses effectuées par le chercheur démontrent que la papaye fermentée diminue de manière significative le niveau de sucre dans le plasma des personnes diabétiques. Ce traitement, dit-il, pourrait aussi avoir des avantages économiques car les patients atteints de diabète seraient en mesure de réduire leur consommation médicamenteuse. « Le traitement à la papaye fermentée peut-être envisagé comme une thérapie complémentaire pour combattre le diabète, dont la prévalence à Maurice est très élevée », fait ressortir le Pr Bahorun. Son prochain projet de recherche consistera à analyser les effets du champignon sauvage sur le cancer.