La machinerie du Comité organisateur des 10e Jeux des îles de l’océan Indien (Coji) se met graduellement en branle. Officiellement lancé le 29 janvier dernier et placé sous la férule de Georges Chung, cet organisme, à travers ses différentes commissions, a depuis entrepris un travail de terrain, tout en tenant des réunions à un rythme régulier. L’ambition de tous les concernés demeurant de marquer le coup pour le 40e anniversaire de cette manifestation.
D’emblée, Georges Chung, désigné Chief Executive Officer (CEO), avait placé la barre à très bonne hauteur. « Je m’attends à une organisation extraordinaire avec une énorme satisfaction au bout de l’effort. Nous voulons créer des Jeux avec zéro défaut », avait-il notamment déclaré à l’issue de sa nomination. Depuis, ses lieutenants se sont attelés à la tâche, avec notamment la tournée des infrastructures susceptibles d’abriter les différentes disciplines retenues, cette tournée étant effectuée en présence des dirigeants des disciplines concernées.
Le Commissaire des Jeux, Sada Vudamalay, avance que rien n’a été décidé à ce stade concernant les infrastructures actuelles, à savoir si elles seront de nouveau utilisées ou si d’autres seront érigées. « Certes, beaucoup d’améliorations devront être apportées. Par exemple, la piscine Serge-Alfred à Beau-Bassin ne répond plus aux normes internationales en raison de la profondeur du bassin. Du côté du centre d’haltérophlie à Vacoas, la plateforme devra être remplacée, alors qu’une piste d’échauffement devra être aménagée au stade Germain-Comarmond à Bambous ». Si, valeur actuelle, il est envisagé d’organiser le rugby à 7 au stade de Quartier Militaire, le fait de tenir la compétition au nouveau complexe de Médine n’est pas à écarter.
L’autre infrastructure au centre des débats demeure le Village des Jeux. Après les institutions scolaires de Rose-Hill lors des JIOI de 1985 et les appartements à Ébène en 2003, plusieurs éventualités sont actuellement à l’étude. Les Smart Cities, les Heritage Cities, les appartements de la NHDC, les établissements hôteliers comme pour les prochains Jeux de la CJSOI à Madagascar ou encore un bateau de croisière sont autant d’options envisagées. Reste que des coûts énormes sont à prévoir, d’où la mission de la commission marketing et finances de trouver les fonds nécessaires tout en misant sur le support du secteur privé.
De plus, le Coji veut déjà créer un certain engouement en vue de cet événement. « Une newsletter sur une base mensuelle sera bientôt lancé, de même qu’un site web. Quant à notre concours de logo, nous nous attendons à une participation intéressante à la date butoir fixée à jeudi prochain », souligne Sada Vudamalay. Ce dernier ne se fait pas de soucis au niveau du secrétariat, qui a été renforcé par la venue d’Anjeet Oree, de Mme Soogare et de Lydie Chimier-Isabelle, tous détachés du ministère de la Jeunesse et des Sports.
Même ces JIOI se tiendront dans trois ans, il n’en demeure pas moins que les réunions continueront à se dérouler à un rythme régulier afin que tout soit réglé comme du papier à musique, conformément au voeu du CEO.