Le Conseil International des Jeux (CIJ) des Iles de l’océan Indien a été invité par le Comité Olympique des Comores (COC) pour une 2e visite d’inspection dans l’archipel du 6 au 8 juillet prochain. A quelques jours de la dernière réunion de ce conseil, présidé par notre compatriote Philippe Hao Thyn Voon, les dirigeants politiques et sportifs des Comores vont tenter de convaincre de leur capacité d’organiser les 10es Jeux en 2019. La démarche des Comoriens est somme toute logique, puisque depuis la création des JIOI, ils courent derrière l’organisation. Pour l’édition de 1998, le drapeau de l’organisation leur avait même été attribué, mais un ratage complet avait forcé le CIJ à appeler Maurice à la rescousse.
A un mois de la visite du CIJ qui devait, selon toute vraisemblance, déterminer le choix final, la question que l’on se pose est la suivante; le dossier des Comores est-il crédible? A priori, cette question hante tout aussi bien les membres du CIJ, qui selon nos informations se posent la question sur la nécessité d’un nouveau déplacement aux Comores après celui de mai 2013. Pour avoir une idée de la situation et aussi d’être un peu plus précis sur les projets d’investissement par rapport aux Jeux, Week-End a essayé d’entrer en contact avec le ministre Comorien des Sports. Attoumani Ali. A son ministère, on a indiqué à Week-End que ce dernier était en déplacement à Paris et qu’un certain Abdallah Mze Boina qui s’est présenté comme un inspecteur général des sports et «possible commissaire général des 10es JIOI»  qui a répondu au téléphone.
A la question de savoir comment se présente cette visite du CIJ en juillet prochaion, Abdallah Mze Boina devait indiquer que le but ultime de cette rencontre c’est de démontrer les forces et les faiblesses de Moroni par rapport à l’organisation de ces Jeux. «Nous sommes un pays qui va tenter pour la première fois  d’organiser ces Jeux. Comme tout pays qui se lance dans une telle organisation nous avons nos forces et nos faiblesses, mais aussi nos opportunités. C’est ce que nous voulons démontrer au CIJ», a-t-il lâché au téléphone.
La piscine sera construite par la Turquie
Loin d’être peu bavard, l’inspecteur général des sports comorien souligne avec une facilité déconcertante que son pays prend très au sérieux l’organisation de ces Jeux. Mais lorsque nous parlons des travaux qui sont en cours, question de montrer aux membres du CIJ qui feront le déplacement que les Comores means business, Abdallah Mze Boina perd un peu la parole. «Les travaux sont en cours?», dira-t-il d’abord. Mais où et pour quelles disciplines?Et après avoir fait le tour de la question, sans vraiment y répondre, Abdallah Mze Boina avoue que «pour l’heure les contrats pour les travaux sont encore en discussion», lâche-t-il.
Mais il insiste pour dire que les travaux sur l’étude des terrains où sera construite la piscine olympique par la Turquie sont en cours et selon lui, les travaux devraient débuter en décembre 2015 ou durant 2016. «Nous avons déjà trois stades de football qui peuvent être utilisés. Nous avons des salles à rénover pour les sports en salle. Le dossier pour la construction d’un stade olympique avec la Chine à Moroni est en cours de discussions», explique encore notre interlocuteur.
Dans la foulée, Abdallah Mze Boina évoque la réunion des bailleurs de fonds qui s’était tenue à Maurice en…2005 et du prochain qui aura lieu à Qatar sans toutefois donner de précision. Les fonds qui seront récoltés, dit-il, seront utilisés pour la construction du Village des Jeux. Reste que les membres du CIJ qui seront à Moroni en juillet ne verront pas de grandes évolutions, si ce n’est qu’une hypothétique étude de terrain pour la construction d’une piscine.
Mais selon les informations dont nous disposons  des Comoriens du monde sportif, il n’existe à ce jour aucune indication physique que le pays se propose d’organiser les 10es JIOI.