Le « Roi du Sud » n’a pu résister à l’effet Viré Mam dans la circonscription N°11. Député le plus populaire du pays, jamais battu depuis 1987, Arvin Boolell a été balayé par le tsunami de l’Alliance Lelep à sa septième participation au scrutin national. Un coup d’arrêt historique pour l’ex-ministre des Affaires étrangères, 61 ans, et qui avait pourtant survécu (avec à l’époque deux autres candidats des rouges, Navin Ramgoolam et Vasant Bunwaree) au raz-de-marée de 2000 sanctionné par un cinglant 57-3 infligé par le Remake MMM-MSM.
Ce député de proximité qui attribue sa défaite et celle des siens à des « manquements même au niveau d’infrastructures de proximité du gouvernement en poste », n’a terminé que quatrième au décompte final avec 15 389 voix. Soit avec 5 010 votes d’écart sur la nouvelle locomotive de la circonscription, Mahen Seeruttun. Ce dernier, porte-drapeau de l’Alliance Lepep au N°11 (lui-même deuxième au scrutin de 2010 derrière le même Boolell) et qui briguait les suffrages pour la troisième fois sous les couleurs du MSM, aura réalisé le score de 20 399.
Deuxième au classement hier, la candidate Sandhya Boygah, qui émarge à 19 373 voix. Cette consultante en business et formation de 41 ans, ancienne vice-présidente du Conseil de district du Nord, devance de son côté un vieux routier de la politique, ancien ministre des Collectivités locales (1982 et 1995) et des Coopératives (2000), Prem Koonjoo. À 70 ans, cet ancien élément du MMM (1976), qui a rejoint les rangs du MSM en 1982, a récolté 17 249 voix pour signer le 3-0 de l’Alliance Lelep à Vieux Grand-Port/Rose-Belle.
La candidate du PTr-MMM Sundee Beedassy est cinquième avec 12 291 et devance son colistier Sanjeev Ghurburrun (11 765 votes), lequel avait mordu la poussière lorsqu’il s’était présenté aux côtés de son leader Navin Ramgoolam en 2000.
À noter que le premier candidat indépendant pointe à la 20e place sur 32 avec 184 votes. Il s’agit de Deewan Bissessur, un habitant de la région.