La Fédération Mauricienne de Triathlon totalise le même nombre de points que lors de l’année précédente. Autant dire qu’elle demeure sur une belle continuité. En sus d’une pléaide de compétitions qui a été organisée pendant toute l’année, grâce à son travail de formation, elle possède une jeune génération très talentueuse à l’instar de Timothée Hugnin. Fabienne St Louis a également été à l’honneur, elle qui demeure la fer de lance de l’équipe mauricienne.
Fabienne St Louis, la championne de Maurice de triathlon a été exacte au rendez-vous à l’étranger, remportant notamment des courses à Creil et à Bordeaux au mois d’avril et mai. Elle a aussi remporté la course Open de La Rochelle (sud-ouest de la France) au mois de juin ou encore l’épreuve sprint de Cadarsac au label Championnat de Gironde au mois de juillet. Aux Championnats de France de Triathlon par équipes en D3 dimanche dernier, Fabienne St Louis et ses coéquipières ont permis à l’équipe féminine du Team Charentes Triathlon de terminer première et d’accéder en D2. Elle s’est aussi illustrée au sprint de Tours à Tourangeaux et pris part à des courses comptant pour la qualification olympique de 2016 à Rio.
Le jeune Timothée Hugnin a été étincelant cette année,  ratant la qualification pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de peu à East London en Afrique du Sud, lui qui s’est illustré lors des différentes compétitions organisées à Maurice. À noter que le XTERRA Mauritius, organisé sur le sol mauricien a été un franc succès tout comme le 2014 Le Morne ATU Sprint Africa Cup. Les Mauriciens Fabienne St Louis (5e), Timothée Hugnin (12e), Boris Toulet (13e) et Sheanil Nemdharry (14e) ont été à l’honneur dans cette partie. Malheureusement, les triathlètes n’ont pas été en mesure de soutenir la comparaison lors des Jeux du Commonwealth à Glasgow.
C’est dommage que cette discipline ne soit pas présente aux JIOI de 2015 à La Réunion car il est clair que Maurice avait des chances de médailles. Le triathlon possède certes une belle génération de triathlètes mais le plus dure sera d’arriver à les conserver. N’oublions pas que dans un passé pas si lointain, beaucoup de jeunes triathlètes ont fait parler d’eux pour ensuite tomber dans l’anonymat et disparaître des circuits. Il ne faudrait pas que l’histoire se répète. Il sera donc primordial d’offrir un environnement pour que ces jeunes talents arrivent à se développer jusqu’à la maturité et ne perdent pas leur entrain pour la discipline.