C’est ce qu’on appelle une performance en dents de scie. Tantôt ils sont très bons tantôt ils sont l’ombre d’eux-mêmes et son président peut dire tout et  son contraire. Il n’empêche que la Mauritius Weigfhtlifiting and Powerlifting Association a gagné un point et demi dans notre classement en dépit d’une administration à l’à- peu- près, un cas de dopage et un calendrier de compétition qui n’a pas été respecté. De 0.5 point à 2 points, la MAWPA le doit surtout aux résultats de ses athlètes à l’étranger. En effet, malgré des moyens très limités la FMH a été très présente sur la scène internationale avec un certain succès. Notamment avec Yvan Pierrot qui s’était illustré aux Afro Asian Senior Weightlifting Championships à Tashkent (Ouzbekistan) en glanant trois médailles de bronze.
Au niveau local, Pierrot a tout récemment crevé l’écran lors des Championnats nationaux d’Haltérophilie au Centre National à Vacoas au début du mois en améliorant les records nationaux juniors à l’arraché (130 kg) et au total olympique (290 kg) pour s’adjuger le titre dans sa catégorie. Il s’est même offert le luxe de détrôner Ravi Bhollah dont l’ancienne marque était de 288 kg au total olympique, nouveau record national senior également. Chez les dames, Roilya Ranaivosoa a soulevé 83 kg à l’arraché, 102 kg à l’épaulé-jeté (102 kg), réalisant deux records nationaux pour une charge totale de 185kg.
Reste que le premier point rouge de la saison 2014 pour la FMN, c’est bien le cas de dopage d’Antony Madanamootoo, contrôlé positif au Stanozolol après avoir gagné deux médailles de bronze et une d’argent lors des Championnats d’Afrique junior en Tunisie. Ce nouveau cas de dopage, le 6e qu’a connu cette discipline, n’a jamais été élucidé, ni aucune enquête n’a été ouverte pour situer les responsabilités de la fédération, des entraîneurs ou toute autre personne liée à cette discipline. Pourtant au lendemain de la confirmation de ce cas de dopage par la fédération internationale, le président de la FMH Poorun Bhollah était monté sur ses grands chevaux pour «réclamer une enquête et les coupables seront poursuivis au criminel».
Depuis, c’est motus et bouche cousue,  malgré deux rappels du ministère de la Jeunesse et des Sports à la FMH de mettre en place cette enquête.
L’autre point noir de la FMH c’est la question d’entraîneur national. Le cas Ravi Bhollah témoigne dans une très large mesure le niveau de versatilité dans lequel évolue cette fédération. Le président de la FMH a depuis les Jeux du Commonwealth de Glasgow, joué sur les mots concernant la démission de son fils comme entraîneur national et s’en ait suivi tout le tapage sur l’embauche d’un entraîneur étranger. Il était question qu’une fois les Championnats du Monde d’Antalay terminés Urdas Constantin serait en poste à Maurice. Or cette compétition est terminée depuis belle lurette, nous sommes déjà à la fin de 2014 et Urdas Constantin n’a toujours pas montré le bout de son nez. Entre-temps Ravi Bhollah continue à accompagner les athlètes à l’étranger comme entraîneur national. Comprenne qui pourra
Autant dire que dans une affaire de famille, il est toujours difficile pour les étrangers que nous sommes de se retrouver. Sauf que la FMH n’appartient à aucune famille et que Poorun Bhollah a intérêt à jouer plus dans la transparence, notamment sur le dossier des Jeux des Iles 2015 et la composition de la sélection.