La natation effectue son retour dans le hit parade de Week-End, mais la route n’a pas été un long fleuve tranquille. L’année avait très mal débuté pour la natation mauricienne, le bras de fer entre le ministère de la Jeunesse et des Sports et l’équipe de Doreen Tiborcz était à son point culminant. On a souvent cru que la situation n’allait jamais se décanter et que cette discipline était vouée à rester engluée dans ses méandres jusqu’à la fin des temps et finalement est arrivé la date fatidique du 6 avril 2013, nouvelle élection et nouveau comité directeur … adieu Doreen Tiborcz (on l’espère pour toujours) et bonjour Harold Lai!
La communauté des nageurs pouvait enfin pousser un ouf de soulagement mais  le retard accumulé est grand et il y avait un travail collossal a effectué. L’objectif était surtout de relancer les compétitions avec plus de deux ans d’inactivités.  La Fédération Mauricienne de Natation (FMN) se devait d’agir en urgence et elle a réussi son paris. En effet, elle a réussi à élaborer un calendrier en adéquation aux besoins de ses nageurs. Autre point positif, c’est l’état d’esprit qu’on affichait les nageurs tout le long de l’année. Ils ont démontré qu’ils avaient du caractère malgré leur jeune âge. Ils ont faim de compétition et cela s’est confirmé dans les bassins. Plusieurs records sont tombés cette année et quand on voit leur marge de progression cela laisse présager des jours meilleurs pour ce sport.
Le travail formidable de Philippe Pascal doit aussi être souligné. Malgré le manque de compétitions, il a réussi à construire une élite et avec des nageurs comme Bradley Vincent, encore inconnu avant cette année, Elodie Poo Cheong, Emily Chan Chee, Mathieu Marquet et Chris Ah Siong entre autres, il possède déjà une belle ossature. La mission maintenant est de vulgariser la natation à Maurice. Le Directeur Technique National souhaite avoir un groupe beaucoup plus hétérogène où il y aura une compétition saine.
A moins de deux ans des Jeux des îles de La Réunion, le compte à rebours est lancé. La natation sera attendue au tournant et il faudra faire aussi bien si ce n’est mieux que lors des derniers JIOI aux Seychelles. La tâche est ardue mais pas impossible. Le potentiel est déjà là tout dépendra maintenant des nageurs et dans les dispositions dans lesquelles ils vont évoluer. Le chantier est encore grand, il existe encore beaucoup de choses à faire, mais les premières bases ont été lancées et il faudra continuer dans cette direction.