Classé 17e en 2013, la Fédération mauricienne de Tir à l’Arc (FMTA) gagne trois rangs cette année avec en bonus un demi-point supplémentaire. Comme peu de fédérations, elle a su garder une certaine stabilité et faire preuve d’une bonne gestion de sa discipline. Malgré le fait d’être une petite fédération, la FMTA a su également trouver les moyens pour satisfaire ses licenciés en organisant un certain nombre de compétitions. Elle compte même mettre tous les atouts de son côté, afin d’augmenter le nombre de licenciés. Elle compte également frapper à la porte du ministère de la Jeunesse et des Sports, afin que le budget de Rs 125 000 soit revu à la hausse. Ce qui l’aidera à coup sûr dans sa quête de promouvoir davantage le tir à l’arc à travers le pays.
La crédibilité de la FMTA est même aujourd’hui reconnue comme l’atteste l’élection de son président Yousouf Bayjoo comme vice-président de la Confédération africaine de tir à l’arc en octobre dernier en Egypte. Il convient de souligner que la FMTA est également une fédération sans histoire. Car à ce jour, on n’a pas entendu parler de querelles intestines et encore moins de conflits d’intérêts. Espérons que ce n’est pas qu’une impression de façade comme on retrouve très souvent dans une bonne partie des fédérations locales.
Au niveau des performances, la FMTA a pu compter sur Stephan Klein, éliminé en quart de finale des championnats d’Afrique d’octobre dernier, en Egypte. Il  avait terminé à la sixième place au général, alors que Jean-Marie Babet avait lui fini à la neuvième place. Quant à Frédérick Cornet, il avait fini à la cinquième place de sa catégorie.  Au niveau local, la FMTA a trouvé les moyens pour respecter ses engagements vis-à-vis de ses licenciés. A ce titre, plusieurs compétitions ont été organisées dans les différents coins de l’île faisant ainsi de la régionalisation un élément important dans son programme.
On constate également que la FMTA a mis beaucoup d’accent sur la formation, à commencer par les jeunes avec des ateliers grassroots tenus en juin, puis en juillet dernier, avec la collaboration de la British High Commission. Des stages de formations ont aussi été organisés comme celui de février dernier avec la venue de l’expert Carlos Freitas de la fédération internationale. Une formation qui a vu 16 entraîneurs décrocher leur niveau 1 et neuf autres leur niveau 2. En somme, pour le peu de moyens dont elle a disposé,  la FMTA a rempli son contrat.