François Joseph Pilot était âgé de 12 ans quand il avait fait une chute alors qu’il effectuait une visite sur la propriété sucrière Mount Sugar Estates Ltd. Il était tombé dans une matière brûlante et avait eu les jambes complètement brûlées. Par la suite le plaignant qui était alors en classe de sixième au Lycée La Bourdonnais a dû subir plusieurs interventions et abandonner plusieurs de ses activités. 15 ans après, la Cour suprême a dans un jugement rendu hier ordonné à Mount Sugar Estates de lui payer des dommages de Rs 2 M.
Cet accident remonte au 29 octobre 1999. Le plaignant qui était alors âgé de 12 ans effectuait une visite sur la propriété sucrière The Mount en compagnie de son père quand il marcha sur une substance qui paraissait comme du sable. C’était en fait un trou contenant une matière brûlante et il s’y était enfoncé jusqu’à la poitrine. Il avait été transporté à la clinique Darné où il avait reçu des soins pour brûlures. Le 31 janvier 2000, il avait été transporté à l’hôpital Romans Ferrarri en France, un centre pour les grands brûlés où il avait subi plusieurs interventions de greffes et y était resté pendant huit mois. Il avait subi 35 anesthésies générales. Il fallait lui changer les pansements chaque deux jours car il saignait beaucoup. Durant son traitement, il a eu à porter des vêtements compressifs jusqu’à l’âge de 15 ans afin d’éviter que ses cicatrices s’épaississent. À un moment, il a eu à se déplacer sur une chaise roulante et ses déplacements pour des traitements en France ont continué jusqu’à l’âge de 19 ans. Aujourd’hui âgé de 27 ans, le jeune homme, pépiniériste de profession, dit avoir vécu un enfer et subi plusieurs préjudices. En raison de son état de santé, il a dû mettre un terme à plusieurs activités sportives auxquelles il s’adonnait telles que la natation, le tennis et le foot. Lors de son témoignage en Cour, il avait expliqué que depuis son accident il ne mène plus une vie normale. Le seul sport qu’il peut pratiquer est l’haltérophilie. De plus, il dit devoir subir le regard des autres par rapport à ses cicatrices quand il porte des shorts. Après avoir obtenu son baccalauréat avec mention Assez Bien en 2006, il a fait deux ans et demi à l’Université de Curtin en Australie avant de passer 10 mois en Angleterre pour compléter sa licence.
Le juge Shaheed Baukaurally en se prononçant sur cette affaire s’est attardé sur les situations par lesquelles le jeune homme a dû passer à cause de cet accident. « The feature that strikes me most in this case is the strength and positive attitude with which M. Pilot must have endured his pain following the unfortunate event in which he got himself burnt in his legs. Fate has it that he has been deprived of one of the best parts of a person’s youthful days because he got burnt at the age of 12 and the final treatment dispensed to him occurred almost at the end of his teenage days. He had to go through tough times not only physically because of his pain and sufferings, but also because of the change in surroundings, having had to follow treatment in France where there obviously is a cultural difference. He has had to abandon a number of sports he was practising : horseriding, tennis and watersports. He plays football only sparingly and has had to limit himself to weighlifting and stomach muscles exercises », a souligné le juge. Ce dernier a ainsi demandé à la propriété sucrière Mount Sugar Estates Ltd de lui verser des dommages de Rs 2 M.