Lors d’un point de presse à Port-Louis aujourd’hui, le Congress of Independent Trade Unions (CITU) a réclamé une réunion urgente avec la State Investment Corporation (SIC) afin de trouver une solution quant au sort de 150 employés. Selon le président du CITU, Suraj Ray, « ils vivent dans un stress permanent ne sachant pas, à chaque fin du mois, s’ils recevront leur paie ».
Suraj Ray, président du CITU, déclare avoir adressé une lettre à la SIC afin qu’un comité de soutien soit mis sur pied. « Il faut faire de sorte que personne ne perde son emploi. Nous n’avons aucune indication sur leur sort. » La situation de ces 150 personnes serait devenue de plus en plus précaire, selon le témoignage de Sam Gonia, représentant des employés du Domaine Les Pailles, qui y est employé depuis 20 ans. « Toulezour nou al travay, nou pe tann enn koze. La majorité du personnel a 20 ans de service et ne touche pas plus de Rs 10 000. La SIC fait tout pour que les employés partent. On a commencé par enlever les repas auxquels on avait droit, on a demandé aux employés de ne plus travailler les dimanches et les jours fériés, et on a enlevé l’air conditionné pour réduire le coût de l’électricité. On nous dit des choses verbalement, et non par écrit », dit-il. Il lance un appel au Premier ministre et au ministre du Travail pour trouver une solution en vue de décanter la situation.
Une autre condition de travail décriée concerne le cas d’une femme qui serait « victime de harcèlement » au Training and Employment of Disabled Persons Board (TEDPB). Selon un membre de CITU qui avait négocié pour que cette femme soit reconnue comme employée permanente – chose qui n’a pu être faite qu’après 11 ans de service –, « après avoir négocié avec l’Equal Opportunities Commission (EOC), on a accédé à trois de ses demandes, soit sa permanence, son transfert et le droit de postuler à deux postes vacants ». Le représentant syndical poursuit : « Le ministère avait pu alors la transférer au poste d’Assistant Customer Clerk. Mais lorsque le manager a reçu sa feuille de route du gouvernement la semaine dernière, voilà qu’on l’a envoyée à un poste où elle ne peut que se tourner les pouces. Après, on lui reprochera de ne pas être productive… Je fais une requête au ministère pour que sa situation soit régularisée. »
Dans un autre volet de la conférence de presse, le président du CITU a demandé au gouvernement de revoir en profondeur l’Information and Communication Technologies Authority (ICTA), réclamant par là même le départ de son directeur. « Aujourd’hui, l’ICTA ne fait pas bien son travail et la population paie un prix fort sans avoir une bonne connectivité. Le secteur ICT ne saurait décoller avec l’ICTA actuelle. » Le CITU a par ailleurs dressé un bilan positif du Budget, qu’il qualifie de « très ambitieux » et qui est « la matérialisation des promesses électorales ».