Pour son match d’ouverture hier dans le tournoi par équipes mixtes des championnats d’Afrique de badminton qui se disputent au centre national à Rose-Hill, Maurice a expédié 5-0 le Kenya et s’apprêtait à affronter cet après-midi le Ghana. L’Afrique du Sud a également bien entamé le tournoi en infligeant le même score au Maroc, tout comme ce fut le cas pour le Nigeria face au Botswana. Par contre, les Seychelles, menées au départ, ont renversé la vapeur 3-2 pour s’assurer d’ores et déjà le bronze, privant l’Égypte d’une place en demi-finales.
Le ton est donné dans ce rendez-vous continental que nul ne veut rater. La première grosse victime se nomme l’Égypte, qui a concédé la défaite face aux Dallons dans le match décisif du double mixte. Sa paire composée d’Abdel Kashkal et Hadia Hosny a cédé en trois sets 21-13, 21-23, 9-21 devant celle composée de Georgie Cupidon et Juliette Ah Wan, les anciens champions d’Afrique de l’épreuve. Même si ces derniers ne sont plus ce qu’ils étaient, ils portent toujours l’emblème de l’archipel au plus haut niveau.
L’Égypte avait pourtant bien entamé le tournoi en s’offrant les deux premiers matches des simples par l’entremise d’Abdel Kashkal, vice-champion d’Afrique en titre du simple hommes, et Hadia Hosny, l’ancienne championne d’Afrique de l’épreuve. Mais c’est surtout dans les trois matches de double qu’elle a sombré.
Les Dallons, qui ont tiré le gros lot en se retrouvant dans le groupe de la mort (B) avec le Nigeria et l’Égypte, sont ainsi assurés de terminer 2es du groupe derrière le Nigeria, conservant ainsi toutes leurs chances de disputer les demi-finales prévues samedi matin, sauf faux pas contre la Zambie ou le Botswana aujourd’hui. Le face-à-face Nigeria/Seychelles prévu vendredi matin (9h) sera fort probablement le plus important du groupe avant le duel Nigeria/Égypte prévu dans l’après-midi (17h). Il faudra vraiment plus qu’un miracle à l’Égypte pour qu’elle revienne dans la partie.
Dans le groupe B, par contre, Maurice possède plus de chance de se retrouver en demi-finales avec l’Afrique du Sud. Hier, les protégés du coach malaisien Nantha Kumar Tarbadas ont fait ce qu’il fallait dans leur entrée en matière face au Kenya. Une mise en jambes qui s’est soldée sur le score sans appel de 5-0. Mais c’est son match de cet après-midi (17h) contre le Ghana qui devrait dire plus sur ses prétentions. Après quoi, elle affrontera vendredi matin le Maroc (9h) avant le choc au sommet du groupe contre l’Afrique du Sud dans l’après-midi (17h). Le Ghana devait arriver ce matin.
Nervosité
À ce stade, on pourrait dire que la sélection mauricienne n’a pas vraiment eu à s’appliquer pour venir à bout du Kenya. Mais cette entrée réussie a été toutefois marquée par une certaine crispation, comme l’aura constaté le DTN, l’air tracassé. « Je suis un peu inquiet, car la nervosité s’est fait sentir durant ces premiers matches. Les joueurs ont parfois perdu leur concentration. Je suppose que c’est par rapport au fait qu’ils jouent devant leur public. Mais ils leur faudra surmonter tout cela dans leur prochain match face au Ghana, qui est d’autant plus très combatif. J’espère que tout ira pour le mieux. Attendons de les voir face au Ghana », a-t-il commenté.
Hier, la paire mauricienne de double mixte avec Kiran Baboolall et Shama Aboobakar ouvrait victorieusement les hostilités en s’imposant 21-19, 21-11 et 22 minutes face au Kenya. Le junior Aatish Lubah suivi de Kate Foo Kune portèrent le score à 3-0 en l’emportant aisément 21-8, 21-7 et 21-6, 21-2, les deux matchs pliés en 20 minutes chacun. Puis, le tandem Julien Paul-Kiran Baboolall et la paire Shama Aboobakar-Yeldy Louison ont bouclé cette première sortie en l’emportant 21-15, 21-17 (24’) et 21-6, 21-6 (16’) respectivement.
« Nous avons été assez chanceux de tomber d’entrée contre le Kenya. C’est un bon échauffement en attendant le match contre le Ghana. Cela n’aurait pas été avantageux de joueur contre une autre équipe, surtout en utilisant pour la première fois le nouveau volant Yonex qui est plus rapide. Nous avons bénéficié d’une tirage au sort favorable. Face à l’Afrique du Sud qui est plus prenable en féminin, on va s’accrocher. Mais toutes les équipes sont arrivées avec leurs meilleurs atouts, surtout le Nigeria », observe pour sa part Kate Foo Kune.
De retour de deux mois de stage en Malaisie, elle y a côtoyé la Nigériane Grace Daniel en tant que sparring-partner. Et en cas de victoire contre l’Afrique du Sud en demi-finales, la trajectoire des deux joueuses se croisera inévitablement dans la finale par équipes. « On s’est entraînées ensemble en Malaisie et on se connaît. J’espère que ce sera une longue bataille pour la victoire en finale. Pour l’heure, le match de vérité sera contre l’Afrique du Sud. Dommage qu’on devra jouer le même jour contre la Maroc. Mais tout ne peut jouer en notre faveur. »