La présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, qui était l’invitée d’honneur du 16 forum de Doha, au Qatar, durant le week-end, a, dans son discours, observé que « les crises humanitaires et les déplacements massifs de populations constituent clairement des menaces pour la sécurité régionale et internationale ». Ameenah Gurib-Fakim, qui parlait en présence de l’émir du Qatar, a estimé que la conférence est organisée à point nommé. « We are living in an era when the world is facing a multitude of threats and when peace and stability can no longer be defined as the mere absence of international armed conflict. Humanitarian crises and mass displacement of populations are clearly threats to regional or international security », a-t-elle affirmé.
En parallèle, a-t-elle poursuivi, des problèmes pandémiques – comme le VIH/Sida –, le trafic d’armes et de drogue, le terrorisme international, les calamités environnementales ainsi que les fréquences des situations climatiques extrêmes sont devenus des thèmes essentiels des discours politiques. Ajouter à tout cela, les menaces économiques et sociales incluant les crises financières, la pauvreté, les trafics humains, la sécurité informatique, la compétition sur les ressources rares, les conflits inter-États, les atrocités commises à grande échelle, les armes nucléaires et biologiques, qui gagnent du terrain, « sont des sujets qui mettent à mal la sécurité et pèsent lourd sur la stabilité et la prospérité ».
Ameenah Gurib-Fakim a également dénoncé les inégalités dans le monde. « More than 80% of people in the world live in countries where the income gap is widening and the poorest 40% of the global population accounts for 5% of global income, while the richest 20% accounts for 75%. This is clearly unsustainable », a-t-elle insisté. Alors que la population mondiale atteindra 9,5 milliards en 2050, « tout cela constitue un défi en ce qui concerne un accès équitable aux ressources ». La présidente de la République a conclu son discours en affirmant que « le moment est venu de parler d’une seule voix pour voir la différence ».