Exclue l’année dernière de notre classement, la Mauritius Football Association (MFA) retrouve sa place, mais ce n’est pas pour autant que cette fédération jouisse d’une bonne santé. Si la MFA a été inclus dans le classement avec un 0.5 point c’est plus en raison d’un semblant de stabilité qui est noté depuis que Samir Sobha a été confirmé officiellement président de la MFA, par un semblant de tribunal présidé par un certain Ivan Collendavelloo, aujourd’hui vice Premier ministre et ministre des Utilités Publiques. Sinon la MFA est toujours dans ses travers, même si l’arrivée d’une ligue professionnelle, gérée par une instance privée, devait donner plus de punch à cette discipline.
Comme mentionné plus haut, le calme n’est qu’apparent, car chaque membre ont encore leur couteau dans la ceinture et peuvent s’en servir à n’importe quel instant. Du reste à partir du 12 janvier, on devrait connaître encore plus le fond de la pensée de ces dirigeants. 2014 a été dans une très large mesure une année amorphe pour la MFA qui ne dispose toujours pas d’un plan pour sauver le football. Hormis d’avoir pu, au final, pousser vers la sortie Sada Vuddamalay et Pathak Balgobin pour placer le journaliste Didier Pragassa comme secrétaire général, le président de la MFA n’a été que l’ombre de lui-même.
Sa plus grande décision à ce soir a été sans doute de donner son aval pour la mise en place du Mauritius Football Professional League par la compagnie de Georges Chung qui est lui entouré des hommes sur lesquels nous préférons nous taire pour l’heure sur leurs compétences et leurs vraies motivations. Mais  valeur du jour, plusieurs zones d’ombres figurent dans ce dossier, dont la question de l’organisation des paris qui n’a jamais été rayeée une fois pour toutes dans le projet. En fait, cette année, la MFA a organisé très peu de football ou de compétition si vous voulez. Si la MFPL est gérée par un organisme privé, par contre aucune compétition nationale n’a été organisée par le Château du Trianon.
Autant dire que 2014 a été une année où Samir Sobha et sa garde rapprochée composée  de  Ozir Jannoo, Mustapha Chitbahal, Nazir Bowud et Prem Jodha en ont surtout profité pour s’installer eux-mêmes à la MFA de même que leur proche. Peu de place a été fait au football qui demeure encore le parent pauvre de cette fédération. Ne parlons pas du Club M où ces messieurs de la MFA n’ont toujours pas compris qu’un «viré mam» est plus que nécessaire. Akbar Patel a fait l’histoire avec la sélection, notamment  aux JIOI de 2003, mais il est temps de placé une équipe d’entraîneurs beaucoup plus vivace, motivée pour apporter le changement nécessaire. Au cas contraire, le nouveau ministre des Sports peut toujours attendre pour la médaille d’or aux JIOI l’année prochaine à La Réunion .
Autre preuve qui démontre que le comité de Samir Sobha ne met jamais le football en premier : le centre technique national de Réduit qui est dans un état lamentable et quant à la direction technique nationale,n’en parlons pas. Nous venons pour la fin avec la question : le football mauricien a-t-il encore un directeur technique national ?