Le maître mot de la fédération mauricien de Tir à l’arc a été de trouver  une certaine stabilité. La discipline qui a repris ses droits depuis 2012 a voulu cette année démontrer qu’elle avait une base solide et cela a été chose faite. En 2013, pas vraiment de grande nouveauté mais c’était plus un test de crédibilité et le premier cap a été réussi. L’équipe dirigeante a réussi à organiser une année pleine riche en compétitions sans anicroches mais il faudra être plus ambitieux si elle veut grapiller des places dans le classement.
En effet, les archers ont eu droit à un calendrier très étoffé avec des tournois parfaitement répartis sur l’année. Encore une fois c’est l’éternel Jean-Marie Babet qui a volé la vedette, cependant cette année il a souvent été repoussé dans ces derniers retranchements par Sailesh Gumbheer. Cependant derrière ces deux archers, il existe encore un fossé qui devra être comblé. La FMTA doit à tout prix mettre une politique en place pour la formation de jeunes archers. Avec le centre de formation de Riche-Terre, elle possède les infrastructures adéquates pour réaliser un telle projet. Il faudra certainement aller vers les jeunes, s’implanter dans les collèges, les écoles et les universités. La discipline a surtout besoin de sang neuf car ces champions ne seront pas éternels à l’image d’un Jean-Marie Babet vieillissant plus proche de la retraite.
Dans ce projet, les clubs aussi doivent s’investir car la fédération ne peut pas tout faire à elle seule. Autre point important sera la participation des archers aux compétitions internationales. Depuis la reprise, les locaux n’ont pas vraiment eu l’occasion de se mesurer au niveau régional et continental. Renouer avec les tournois internationaux sera donc la priorité pour la FMTA. De plus, avec les JO de Rio en ligne de mire, une qualification olympique serait vraiment la bienvenue pour concrétiser le renouveau du tir à l’arc. Yousouf Bayjoo et toute son équipe seront attendus au tournant car pour redonner ces lettres de noblesse à cette discipline il faudra se montrer plus ambitieux.
Il faudra plus de compétitivité car c’est vraiment ce qui manque à cette discipline. Il faut arriver à créer un groupe d’élite hétérogène et non pas se reposer sur les exploits d’un seul homme. Le chantier est encore grand pour le tir à l’arc. La FMTA doit arriver à insuffler une nouvelle dynamique à cette discipline et trouver une solution pour attirer le grand public.