Ce festival d’art contemporain à Sao Paulo au Brésil, consacré à l’art vidéo, existe depuis quelques années déjà. Mais pour l’édition 2011-2012, ses organisateurs ont choisi d’ouvrir ses portes à d’autres formes d’art. C’est ainsi que l’association mauricienne pARTage y a été invitée à présenter des travaux – une vidéo de Krishna Luchoomun. Elle est devenue par la même occasion un partenaire du Festival international d’art contemporain vidéo Brésil. Les artistes mauriciens pourront désormais participer à ce festival tous les deux ans, et les artistes brésiliens viendront en résidence à Maurice. Krishna Luchoomun a déjà entamé des négociations en ce sens.
Le festival d’art vidéo, loin d’être distancié par les nouvelles images ou l’industrie de la communication, constitue un lieu privilégié d’exposition, de mutations, d’oppositions aux oppressions. Krishna Luchoomun nous explique que le festival consacre beaucoup d’espace aux oeuvres présentées, ce qui valorise le travail de l’artiste. Le responsable de pARTage déclare que l’art vidéo est très avancé au Brésil. Ce sont des artistes qui se sont spécialisés dans cette discipline qui se font remarquer par une technique sophistiquée. Krishna cite en exemple ce travail où l’on voit une caméra qui tourne sur 360 degrés, en diffusant lentement des séquences de films américains. Il parle aussi d’un artiste danois de renom, Olafur, qui est l’invité du festival et dont les oeuvres intitulées Kaléidoscope sont exposées dans une galerie entière.
Le festival du Brésil accueille 90% d’artistes qui pratiquent la vidéo. Pour le Mauricien, cette expérience a été l’occasion d’un premier contact avec les artistes latino-américians et la découverte d’un art très ancré dans la réalité sociale du pays. Le partenariat entre le Brésil et l’association mauricienne est un exemple du dialogue Sud/Sud. Le festival a démarré depuis le mois de janvier et se poursuivra jusqu’en janvier 2012. Un belle occasion pour créer un réseau entre artistes mauriciens et artistes de l’Amérique latine.