« The Mauritian society is a model of peaceful, democratic and pluralistic society », a affirmé la ministre des Affaires étrangères indiennes, Sushma Swaraj, à l’Aapravasi Ghat hier, lors de la commémoration du 180e anniversaire de l’arrivée de travailleurs engagés indiens à Maurice, devant un parterre composé du Président de la République, Kailash Purryag, du Premier ministre, Navin Ramgoolam et du leader de l’opposition, Pravind Jugnauth, parmi d’autres personnalités.
Sushma Swaraj a évoqué le sort des travailleurs engagés qui, malgré la dure réalité, ont pu offrir une meilleure vie aux futures générations et observé qu’aujourd’hui, « Maurice est un modèle de démocratie, de paix et de société multiculturelle où toutes les composantes de la société vivent en harmonie ». Elle a tenu à faire ressortir que l’Inde et Maurice jouissaient d’un lien d’amitié très fort et avaient une culture partagée. Le passage du Mahatma Gandhi à Maurice en 1901 alors qu’il était en route pour l’Inde et les luttes pour l’indépendance ont été cités en exemple. À cet effet, elle a eu un mot spécial pour sir Seewoosagur Ramgoolam, « le Père de la nation mauricienne ».
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a qualifié la présence de Sushma Swaraj à Maurice en tant qu’invitée d’honneur « comme une preuve que l’Inde et Maurice ont en commun une mémoire partagée et la conscience de l’indianité ». Il a rappelé qu’il avait invité la ministre des Affaires étrangères indiennes lors de sa dernière visite en Inde, à l’occasion de la prestation de serment du Premier ministre Narendra Modi et fait part de la fierté de Maurice dans la commémoration de « ces héros méconnus qui ont fait preuve de résilience et de persévérance ». Il a évoqué « la vie menée par ces personnes qui ont traversé un océan hostile pour s’établir en terre inconnue dans l’espoir d’une vie meilleure, mais qui, une fois sur place, ont souffert et subi les mêmes traitements et humiliations que les esclaves. Qui aurait cru qu’un d’entre eux aurait eu un fils qui, une génération plus tard, aurait sauvé son peuple ? » Il a soutenu qu’il était important que chacun connaisse l’histoire du pays et qu’il en tire des leçons. « Nous avons parcouru un long chemin, mais c’est un chemin qui n’a pas de fin ». Pour lui, « il faut continuer à se battre pour une meilleure vie ».
Navin Ramgoolam devait affirmer que « c’est une coïncidence que seulement quelques jours avant la commémoration du 180e anniversaire de l’arrivée des premiers engagés à Maurice, l’UNESCO a accepté le projet soumis par Maurice concernant l’institution d’une Route internationale de l’Engagisme avec le secrétariat basé à l’Aapravasi Ghat ». Un résultat obtenu, dit-il, grâce au travail du ministre des Arts et de la Culture, Mookhesswur Choonee, du président de l’Aapravasi Ghat Trust Fund (AGTF), Mahen Utchanah, de l’ancien directeur de l’UNESCO Armoogum Parsuramen, et de l’ancien ambassadeur indien à l’UNESCO Bhaswati Mukherjee. Il a rappelé la tenue d’une conférence internationale sur la Route de l’Engagisme (ndlr : qui s’est ouverte ce matin au MGI).