Si la Fédération mauricienne de Lutte (FML) est passée des exclues à une avant-dernière place dans ce classement, c’est uniquement en raison de la médaille de bronze remportée par la Rodriguaise Joyce Milazar aux Jeux de la Francophonie, à Nice en France. C’est aussi une façon pour Week-End de saluer le gros travail qui est effectué à Rodrigues pour la promotion de cette discipline, à travers son entraîneur Alec Albert.
Hormis cette performance, 2013 aura surtout été l’occasion pour certains à la FML de régler leurs comptes avec le comité régional de Rodrigues. La dernière sanction en date demeurait celle de Joyce Milazar pour trois ans. La FML avait estimé que les déclarations de presse de la lutteuse avait causé préjudice à la fédération et aussi qu’elle ne s’était pas présentée devant un comité disciplinaire. Cette sanction a finalement été levée à la suite d’une médiation par le ministre Devanand Ritoo et les différentes parties.
Le comité régional avait également été suspendu jusqu’à nouvel ordre par la FML. Le ministère de la Jeunesse et des Sports avait toutefois demandé que cette sanction soit levée. Cela à la suite d’une interprétation donnée par le State Law Office (SLO) sur les pouvoirs de la FML de suspendre un comité régional et ce, en vertu du Sports Act et des règlements de la fédération. Véritable revers et qui prouve, si besoin est, que le comité régional de Rodrigues n’a pas vraiment la cote auprès de certains à la fédération.
Cette année toujours, on se souviendra de ce triste épisode menant au remplacement de l’entraîneur national Alec Albert par Antonio Deux Novembre. Pourtant, l’entraîneur rodriguais n’avait jusque là rien fait de mal. Et pourtant, il a été remplacé. Le plus étonnant, c’est que tout aurait commencé après que la présidente du comité régional, Clairmène Roussety, ait écrit à la fédération en janvier dernier pour réclamer des éclaircissements sur certains points.
Les misères dont a fait face le comité régional de Rodrigues n’est que le triste bilan du président Richard Papi et de ses membres. Fort heureusement une jeune Rodriguaise était là pour illuminer cette année sombre. Au cas contraire, la FML aurait continué à faire partie de ces éternelles exclues.