L’inquiétude des travailleurs s’étend à tous les secteurs. Et ce 1er-Mai qui les rend hommage se tient sur fond de Covid-19. Loin des tradionnels meetings politiques auxquels l’île était habituée en ce jour.

“Pour moi, ce jour représente le symbole de la solidarité”, résume Jenny Botte, fondatrice de l’association ASK YOU. Cette solidarité devrait servir à repenser le monde de l’emploi afin qu’il y ait moins d’inégalité, davantage visible durant le confinement, se désole Jane Ragoo, de la CTSP. Aujourd’hui, la parole se doit donc d’être offerte aux travailleurs.

Jean Jacques Arjoon, Chanteur, sociologue de formation, spécialiste du droit d’auteur, pédagogue : « Je souhaite qu’en période de confinement le gouvernement puisse prendre à coeur l’idée qu’il y a une industrie culturelle et artistique. Et que dedans des travailleurs culturels y travaillent. Sans divertissement il y aurait eu des cas de dépression et peut-être de suicide. L’art amortit la secousse sociale. Considérez le rôle majeur que jouent les artistes en cette période de crise sanitaire. Une pensée pour les artistes en milieu hôtelier et ceux du secteur informel. »

Pascal Laroulette, jeune père de famille évoluant dans le monde de la finance et élu Oustanding Young Person de l’année par la Jeune chambre internationale : « inn ariv ler pou reinvant travay bann ebouer » 

Bruno Raya, artiste : « mo sekter apel informel parski zot pankor rekonet-li isi dan moris. Me pa blye ki nou tou bizin nou kamarad pou nou kapav avanse » 

Virginie Gaspard, artiste : « pou fet travay sa lane-la li reprezant plis synonym enn tristes, sirtou pou sekter informel parski sa lane-la ena bokou dimoun ki finn perdi zot travay. Mo dir kouraz a tou dimounn ki travay dan sa sekter-la parski nou tou bizin swayn nou fami. »