Rezistance ek Alternative, en collaboration avec la General Workers Federation (GWF), a réuni la presse aujourd’hui afin d’annoncer la tenue d’un rassemblement au stade Mandela à Cité Valeejee le 1er mai, de 9 h à 12 h 30. Le temps de faire part des revendications de la classe ouvrière.
Fait inédit : ce 1er-Mai sera marqué par l’absence de meetings de l’opposition et du Parti travailliste. « Nous assistons à une nouvelle ère politique. Cela démontre que Rezistance ek Alternativ est le moteur du changement », fait ressortir Ashok Subron, son président. Ce dernier fait référence au combat que Rezistance ek Alternativ mène depuis 2005 pour la réforme électorale. Et d’ajouter que le « le suffrage universel a été perverti par la force communaliste ». Le président de Rezistance ek Alternativ aspire à « rétablir la valeur du suffrage universel ».
Afin de témoigner de ce « bouleversement politique », Rezistance ek Alternativ, en collaboration avec la GWF, fera un rassemblement au stade Mandela afin d’élaborer sur les revendications des travailleurs de différents secteurs. « Les partis politiques ont pendant longtemps dicté la danse. C’est l’occasion de nous réapproprier la Fête du Travail », a déclaré le syndicaliste. Selon Ashok Subron, « les principaux partis ont perdu leur racine de classe ouvrière ».
Commentant les derniers évènements politiques, Ashok Subron fait ressortir que bon nombre de Mauriciens « trouvent que ce qui se passe est un manque de respect ». Et d’inviter ceux partageant cet état d’esprit à venir nombreux le 1er mai au stade Mandela. « Il ne suffit pas d’étaler sa colère sur Facebook ou encore de commenter l’affaire. Il est important d’agir », souligne le syndicaliste. De plus, c’est aussi l’occasion de dire aux jeunes, « qui sont dégoutés, qu’il y a un nouveau souffle politique ».
Serge Jauffret, président de la GWF, déclare pour sa part : « Il faut une réforme électorale, c’est vrai. Mais cela ne devrait pas seulement concerner deux personnes. » Et d’ajouter que « tout le monde devrait être partie prenante ».
Clency Bibi, vice-président de la GWF, estime, lui, que « beaucoup de chose doivent encore être revues en ce qui concerne les droits des travailleurs », évoquant notamment l’Employment Rights Act et l’Employment Relations Act. Selon lui, le rassemblement du 1er mai sera « l’occasion idéale » de faire part de ces revendications.