Une activité physique «  modérée  », comme la marche rapide, aide à prévenir la survenue de plusieurs cancers, selon une étude américaine publiée en décembre dans le Journal of Clinical Oncology. Cette méta-analyse menée par Charles E. Matthews du National Cancer Institute américain et ses collègues donne des indications quant à la réduction du risque de cancer grâce au sport.

Selon cette étude, la pratique d’une activité physique hebdomadaire de 2 h 30 à 5 heures, d’intensité modérée, permettrait de réduire significativement le risque de développer un cancer. Ce temps se réduit entre 1 h 15 et 2 h 30 s’il s’agit d’une activité physique d’intensité rigoureuse. Pour parvenir à cette conclusion, ces chercheurs ont analysé les données de neuf études prospectives de cohortes incluant un total de 755 459 personnes âgées de 32 à 91 ans qui ont été suivies pendant 10 ans. Ils ont examiné l’incidence de 15 types de cancers. Les personnes qui suivaient la recommandation de deux heures et demie d’exercice modéré par semaine (30 minutes, 5 jours par semaine) avaient un risque réduit de 7 des 15 cancers étudiés. Le risque diminuait à mesure que l’activité s’intensifiait.

Côlon, sein et foie concernés

Le risque de cancer du côlon chez l’homme baisse de 8% avec 2 h 30 d’activité physique par semaine baisse de 8% avec 2 h 30 d’activité physique par semaine. Avec 5 heures par semaine, la chute est de 15%. Pour le cancer du sein chez la femme, la baisse est de 6% avec 2 h 30 de sport, puis de 10% avec 5 heures. Il en va de même pour le cancer de l’endomètre (10 — 18%), le cancer du rein (11 — 17%), le myélome (14 — 19%), le cancer du foie (18 — 27%), et de lymphome non hodgkinien chez la femme (11 — 18%).

« Ces résultats fournissent un soutien quantitatif direct quant aux niveaux d’activité recommandés pour la prévention du cancer et fournissent des preuves exploitables concernant les efforts de prévention des cancers présents et futurs », estiment les auteurs de l’étude. » Les recommandations concernant l’activité physique « ont été largement basées sur leur impact sur les maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et le diabète », ajoute Alpa Patel, la directrice scientifique principale de la recherche épidémiologique à l’American Cancer Society. « Ces données confirment fortement que ces niveaux recommandés [d’activité physique] sont également importants pour la prévention du cancer », conclut-elle.