Le président de l’Association pour la Protection de l’Environnement et des Consommateurs (APEC), Suttyhudeo Tengur, estime que la proposition de l’introduction du système d’opération 24/7 dans l’industrie sucrière « ne constitue pas un retour à l’esclavage », comme veulent le faire croire Ashok Subron, négociateur du Joint Negotiating Panel (JNP) et Haniff Peerun de la Plantation Workers Union (PWU).
« C’est un pas vers l’avenir », dit Suttyhudeo Tengur dans un communiqué émis ce matin. L’esclavage, ajoute-t-il, est mort et enterré depuis très longtemps. Il souligne que le 24/7 est un système de travail où l’activité économique ne s’arrête pas, et non un système où les gens travaillent 24 h sur 24. « Si c’était le cas, ils vont tous mourir de fatigue et de sommeil comme à l’époque de l’esclavage ». M. Tengur rassure que personne ne travaillera pendant des heures déraisonnables dans l’industrie sucrière avant de citer la proposition de la MSPA quant au 24/7 : « Cinq jours de travail par 12 heures, soit 60 heures par semaine, avec deux jours de repos pour les artisans qui sont, eux, affectés à l’usine. Ils ne seront appelés à travailler les dimanches et les jours fériés que si besoin est. Ils ne travailleront pas nécessairement tous les week-ends car c’est une option volontaire. Ceux qui ne voudront pas travailler les dimanches resteront chez eux et ceux qui voudront se faire un peu d’argent en plus seront les bienvenus à l’usine. » Ceux qui travailleront seront rémunérés le double de leurs salaires pour les premières sept heures de travail et le triple au-delà de sept heures, ajoute-t-il : « Alors, où est le retour à l’esclavage ? »
Suttyhudeo Tengur estime, par ailleurs, que l’on ne demandera pas non plus aux travailleurs d’effectuer des tâches agricoles telles la récolte de cannes, le soir.
Le président de l’APEC croit savoir que les artisans sont attachés à leurs heures supplémentaires et qu’ils ne travailleront pas la semaine s’ils n’obtiennent pas les heures supplémentaires. « C’est grâce aux heures supplémentaires que les travailleurs de cette industrie et ceux des autres secteurs économiques arrivent à vivre décemment et à nourrir leurs familles un peu mieux qu’auparavant. Avec Rs 10 000 de salaire de base mensuel, on ne va pas loin dans la vie », conclut-il.