Le PMSD a organisé une fête, samedi sur le terrain de football de l’École hôtelière sir Gaëtan Duval, pour marquer les 25 ans de carrière politique de son leader, Xavier-Luc Duval. Pour le principal intéressé, à chaque fois que l’occasion lui est donnée, le PMSD remplit toujours son contrat, en apportant sa contribution au développement du pays. « Nou la pou asir developman dans sak kwin Moris kot nou la », a-t-il dit.
Xavier-Luc Duval était très heureux de la présence, parmi les dirigeants comme dans l’assistance, des personnes de tous les âges et de toutes les régions du pays. « Ce soir, nous avons la présence de trois générations des bleus : il y a les aînés comme Maurice Allet, Azad Domun et d’autres encore, qui nous apportent de la sagesse, nous-mêmes, comme Mamade Kodabaccus, qui sont les exécutants, et les jeunes, comme Aurore Perraud et Michaël Sik Yuen, qui font preuve déjà de leur potentiel ». Il est à noter qu’Alexandre Duval, un des fils du leader du PMSD, a été présenté à l’assistance comme un éventuel politicien.
M. Duval a fait un retour en arrière pour faire revivre ses débuts en politique. Alors que le PMSD s’apprêtait à prendre part aux élections générales de 1987, l’ancien leader du PMSD, qui n’était autre que son père, lui a dit qu’il était temps pour lui d’entrer dans l’arène. « Papa dir mwa al poz N°4. Me mwa mo ti fini panse ki 100 % sir mo pe perdi, parski dan Port-Louis, MMM ti abitie gagne par 12-0. Me ler anons rezilta, mo finn eli. Depi sa, sak fwa ki nou gayn lokazyon nou tir siez ar MMM », a souligné le leader du PMSD.
Après ce fulgurant départ, a continué Xavier-Luc Duval, sa carrière été marquée par des hauts et des bas. « J’ai en fait passé quinze années dans l’opposition et les dix autres au pouvoir, années qui ont apporté de grandes satisfactions ». Ici, il cite l’exemple de l’abolition de la peine capitale. Cela s’est passé lors des négociations entre sir Anerood Jugnauth, alors Premier ministre, et le PMSD, qui allait aboutir à son entrée au gouvernement, au début de 1995.
Lors des négociations qui, pour les bleus, étaient menées par sir Gaëtan, le PMSD a obtenu que le PM n’allait plus signer de décret pour qu’un condamné soit pendu. Il y avait onze prisonniers qui attendaient dans le couloir de la mort. Sir Gaëtan a dit alors à son fils : « Pa bizin ki to trakase : Bon die pou touzour vey lor nou ». Le leader du PMSD devait ajouter qu’ainsi, depuis que Maurice a pris cette décision, elle ne fait plus partie de la liste des pays barbares où l’État tue lui-même ses citoyens.
Une autre grande satisfaction a été l’introduction de l’Equal Opportunity Act (EOA). « Personn na pa pou fer nou aksepte kominalis, kasteist ek rasist. Nou la lit se ki tou dimoun bizin ena mem sans dan domenn ki li anvi. Zordi, ena la ke divan komision Glover pou soumet dosie. En tan ki minis Finans, mo pou veye a seki komision ena tou moyen ki li bizin pou opere » a-t-il soutenu.
Parlant du budget 2013 qu’il présentera le 9 novembre, M. Duval a admis que la situation est difficile. Toutefois, il a assuré que « mo pa pou dir ki poilon so. Nou pou trap pwalon la, nou pou kwi manze la, nou pou make sure ki nou tou nou vent pou rempli ».
Avant lui, d’autres personnalités se sont adressées à l’assistance, notamment Mamade Kodabaccus, qui a présidé la fête, Maurice Allet et Richard Duval. Le premier nommé a vanté les mérites de son leader, pour qui, a-t-il dit, le leitmotiv semble être « Rezilta lor rezilta ».
M. Allet a retracé le parcours de M. Duval, qui, a-t-il rappelé, a été ministre de l’Industrie, du Tourisme, de l’Intégration sociale avant d’être aux Finances. Il a dit que le parti bénéficie d’un traitement appréciable au sein du gouvernement : parmi les quatre députés, deux sont ministres et les deux autres sont des PPS. En outre, le parti compte plusieurs nominés, dont certains sont des ambassadeurs alors que les autres font parties d’organismes para-étatiques. « L’important est que chaque membre nommé donne satisfaction et fasse honneur à ceux qui l’ont choisi », a fait ressortir le président du PMSD.
Richard Duval a, lui, de son côté, évoqué l’esprit de sacrifice dont doit faire preuve une personne qui fait de la politique et le soutien qu’elle requiert des membres de sa famille.