Mohamed Jameel Komul, qui purge depuis trois ans une peine de prison de 25 ans pour trafic de Subutex, a écopé de trois années additionnelles. Il avait été poursuivi sous 19 accusations de blanchiment d’argent provenant du commerce illicite de cette pillule, pour lesquelles il a plaidé coupable. Cette sentence a été rendue par la magistrate Ida Dookhy-Rambarrun, siégeant en Cour criminelle intermédiaire.
Jameel Komul, un habitant de Terre-Rouge qui opérait comme chauffeur de taxi, avait avoué avoir commis le délit de trafic de drogue à l’ouverture du procès, qui s’était déroulé aux Assises. La police avait trouvé en sa possession 8 729 comprimés de Subutex, dont la valeur marchande a été évaluée à Rs 8 millions, ainsi qu’une somme de 13 000 euros, qui se trouvait à son domicile. La police présumait que cet argent provenait de la vente de la drogue.
C’est l’ICAC qui a initié le procès de blanchiment. Selon l’acte d’accusation, Jameel Komul a effectué plursieurs versements bancaires sur les comptes qu’il détient à la MCB et la Barclays. Il a expliqué aux enquêteurs que ces sommes lui ont été remises par son beau-frère, précisant qu’elles constituaient les recettes de la vente de Subutex. Par crainte d’éveiller les soupçons des autorités s’il versait tout l’argent sur son compte personnel, le frère de sa femme a préféré le lui remettre. Dans ce procès, Me Ashwin Luximon avait défendu le chauffeur de taxi alors que l’ICAC, elle, était représentée par Me Preesha Bissoonauthsing.