C’est une dernière semaine décisive. Et samedi matin, les athlètes ont enfin pu effectuer leur première séance d’entraînement au stade de Bambous. Une première touche dans l’ensemble bien accueillie en attendant le début des hostilités le 22 juillet sur cette même piste. Si celle-ci a été livrée vendredi, les rénovations n’étaient toujours pas complétées samedi matin. Les ouvriers s’appliquaient aux travaux de finition, hier lundi 15 juillet.

Cette première séance d’entraînement était très attendue. Car les rénovations ont pris du retard. Tout devait être prêt fin juin au plus tard. Mais l’essentiel est fait, même si on doit faire contre mauvaise fortune bon coeur. Sur place, les coaches et les athlètes examinent les lieux pour établir leurs repères. Le temps presse. Dans la zone d’arrivée du 100 m, Stephan Buckland chrono en main, fait le point même s’il ne fait pas partie de l’équipe technique. Son protégé, le Seychellois Dylan Sicobo, est l’un des grands favoris de l’épreuve. En fait, ils seront trois aux quatre à se valoir dans cette finale en comptant aussi le Mauricien Jonathan Bardotier et le tenant du titre, le Maldivien Hassan Hassan Saaïd.

Mais en une semaine qu’est-ce qui pourrait encore influencer le chronomètre le jour de la finale ? « La distance sera toujours la même, mais pas le chrono. Tout va se jouer dans la tête. Celui qui sera le mieux préparé et moralement à bloc l’emportera », s’exclame le champion de 2003 ici même à Bambous. Et d’ajouter que « le seul mystère demeure le Maldivien Hassan qu’on n’a pas beaucoup entendu parlé et donc capable de jouer au trouble-fête, comme en 2015. On ne l’attendait pas et il était en finale. »

Mais le 100 m nous réservera définitivement un très beau plateau. D’autant que Dylan Sicobo est « à 95 % ascendant », tout comme Bardotier. Et chez les dames ? « Amélie Anthony est également en phase ascendante et a battu son record personnel en 12″06. Elle est capable de créer la surprise même si une Malgache se situe à moins de 12 secondes. Tout peut arriver le jour J. De toute façon qu’on s’entraîne une semaine avant ou seulement à la veille, quand il faut y aller faut y aller. La séance du jour (samedi) ne sert qu’à un repérage. »

Véronique Raboude et Océane Moirt s’essayant au passage de témoin du 4×100 m féminin

Il souhaite « le meilleur à la sélection mauricienne », car dit-il « la balle est dans leur camp car il n’est désormais plus question de rencontre de préparation, mais des Jeux des Iles. Certains se sont préparés depuis quatre ans, d’autres deux ans. Il faut qu’ils restent concentrer jusqu’à la fin. »

Samedi, seuls le décathlonien Fabrice Rajah et Marie Perrier, spécialiste du 10 000 m manquaient semble-t-il à l’appel. Le gros de la sélection a également eu droit à un briefing animé par le sélectionné au lancer du poids hommes, le Dr. Bernard Baptiste. Il s’est appesanti sur le sujet du dopage et des procédures que chaque athlète devra respecter à l’intérieur du village des Jeux en cas de prise de médicaments.

Les médicaments seront interdits au village.
Les athlètes ont été prévenus lors d’un briefi ng animé
par l’entraîneur national de lancers, Joël Sévère (photo)
et Bernard Baptiste, athlète et également médecin

L’entraîneur de lancers, Joêl Sévère a lui mis l’accent sur le comportement et le respect d’autrui. Autre conseil « éviter toute blessure car les jours qui restent ne serviront qu’à peaufiner et au maintien des performances. » L’aire du lancer du disque et du marteau était prête, pas celui du poids.

Plus loin, à l’autre côté de la piste, Eric Milazar responsable des équipes de relais 4×100-4×400 m apportent lui aussi les derniers réglages. Les nouveaux starting-blocks sont testés. Et comment trouve-t-on l’état de la piste ? « Elle a besoin d’être testée avec ou sans vent en face », confie Bardotier le capitaine de l’équipe. L’équipe type de chaque relais est déjà en bonne voie. « Je connais déjà la composition des équipes. Mais il faut rester vigilant. Pour l’instant, chacun doit pouvoir courir dans n’importe quelle position qu’on le place en sus d’un passe-partout », observe Eric Milazar assez serein.