Les uns comme les autres s’accordent à dire que ce fut un séminaire très bien organisé. S’il faut dire un grand bravo à Vivian Gungaram et son équipe pour cette organisation, il va cependant sans dire que les discussions ont été assez ardues durant ces deux jours au Centre des Conférences de Grand-Baie, séminaire auquel  ont participé 48 CNO sur les 53 que compte l’ACNOA. Les secrétaires généraux de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique ont surtout essayé de convaincre les gens de la Solidarité Olympique, dont le directeur Pere Miro était présent lors des discussions, de la nécessité d’avoir une continuité dans les bourses olympiques. Puis, ils ont aussi émis le voeu que la Solidarité Olympique trouve les moyens financiers de relancer ce qui est communément appelé la «Petite bourse» pour les jeunes, qui doivent se préparer pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse à Nanjing en 2014.
Il est un fait qu’avec le clap de la fin à chaque  édition des Jeux Olympiques, la Solidarité Olympique ferme aussi de surcroît la vanne des  bourses. En fait, selon Vivian Gungaram, le SG du CNO de Maurice, la bourse de la Solidarité Olympique est donnée à un athlète dans le seul but de lui permettre de se qualifier pour les Jeux. «Mais pour la préparation des athlètes c’est une autre paire de manches. Ce qui explique dans une très large mesure l’absence des performances des athlètes africains lors des Jeux de Londres. Il faut aussi savoir que la bourse de la Solidarité Olympique n’est que pour deux ans, soit  24 mois avant l’ouverture des JO. Ce qui provoque de ce fait  une cassure importante dans la préparation de l’athlète africain, surtout ceux qui ont des difficultés à trouver les moyens de financer leur préparation», explique-t-il.
Des fonds bientôt disponibles
C’est la raison pour laquelle les SG de l’ACNOA ont été unanimes à demander  d’une part la continuité dans l’allocation des bourses  et d’autre part le retour de la «Petite Bourse». Cette bourse était allouée aux jeunes athlètes,qui percevaient autour de 3000 dollars annuellement, et qui avaient en ligne de mire non pas les JO qui sont en cours mais «the next olympic games». Selon les informations, l’arrivée entretemps des Jeux Olympiques de la Jeunesse, dont la 2e édition se tiendra à Ninjang en Chine en 2014, a été un argument de poids dans les discussions des SG de l’ACNOA. De ce fait, la Solidarité Olympiqe de Pere Miro aurait déjà pris la décision de débloquer les fonds nécessaires pour assurer aux jeunes espoirs olympiques une préparation adéquate.
Dans un autre ordre d’idées, ce séminaire a été aussi une occasion pour la Solidarité Olympique de faire le bilan de ses aides sur ces quatre dernières  années à l’Afrique. Visiblement, les résultats sportifs (voir plus loin) n’ont pas été à la hauteur des espérances. Du reste, le président de cette instance africaine a reconnu les faits lors de son point de presse de vendredi en clôture du séminaire. Lassana Palenfo a plaidé pour que l’Afrique réoriente sa préparation en vue des JO de RIO en 2016 avec une préparation plus conséquente, tout en cherchant ce qui se fait de meilleur à l’extérieure de l’Afrique.
Trop de défection
«Le problème du sport africain est à la fois organisationnel et de préparation. Il nous faudra à l’avenir mettre en place des contrats d’objectif entre les athlètes, les CNO et les États pour  assurer une meilleure récolte de médailles dans quatre ans», a soutenu le président de l’ACNOA. Ce dernier n’a pas raté de mettre en exergue le gros problème de défection au sein des délégations africaines après les Jeux. «Ce qui ne donne pas une bonne image du continent», a-t-il affirmé. C’est également dans cette optique que le contrat d’objectif entre les différentes parties se fait plus que jamais sentir. Dans la foulée, le président Palenfo a aussi évoqué  la nécessité de dynamiser les centres d’entraînement internationaux en Afrique pour donner encore plus de possibilités aux athlètes.
Le président du COM, Philippe Hao Thyn Voo,  s’est pour sa part félicité de la tenue des discussions durant ces deux jours  tout  en congratulant son secrétaire général et son équipe pour la réussite sur le plan organisationel. «Je crois que Maurice a réussi son pari  d’organiser un séminaire avec autant de participants. Tout s’est déroulé comme sur du papier à musique et je tiens à féliciter Vivian et son équipe. Je suis aussi content de la satisfaction affichée par Pere Miro lorsqu’il a visité le Musée Olympique avant son départ vendredi et je pense que nous sommes dans la bonne voie pour obtenir un plus sur notre budget», a renchéri le président du COM. Le prochain séminaire aura lieu en 2013 au Rwanda.