Ces dernières années, l’athlétisme mauricien a connu un parcours en dents de scie. Cela, faute d’une planification pour gérer l’après Buckland-Milazar. Le fait aussi que la génération d’après n’a pas trouvé ses repères du fait que l’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA) est tombée graduellement de son piédestal. Détenteur du nombre de victoires successives (2000 à 2005) dans ce hit-parade de Week-End, cette fédération a ensuite terminé deuxième (2010), troisième (2011), puis quatrième (2012). Il n’empêche que l’AMA a repris  du poil de la bête, cette année, comme en témoignent les résultats enregistrés lors des différentes compétitions continentales et intercontinentales.
Cette année, l’AMA a repris ses bonnes habitudes en aidant la République de Maurice à bien figurer (28e) aux Jeux de la Francophonie à Nice en France. Sur les quatre médailles de bronze obtenues, l’AMA en a pris trois grâce à Guillaume Thierry (décathlon), Jessika Rosun (javelot) et Jonathan Permal (200m). Ce dernier a même fait mieux en brillant également aux Championnats d’Afrique juniors organisés en août à Bambous. Le sprinteur a, en effet, décroché deux médailles d’argent (200m et 4x100m) et une de bronze (100m). Orwin Emilien a aussi brillé avec une médaille d’argent au 4x100m et une de bronze au 400m haies. Anna Milazar s’est, elle, offert le bronze au saut en hauteur.
Au niveau de l’organisation de ses compétitions, l’AMA a été égale à elle-même. Elle est d’ailleurs l’une des rares fédérations à faire preuve d’une ponctualité exemplaire en ce qui concerne la tenue de ses compétitions. Qui plus est, l’AMA a organisé, en l’espace de deux mois seulement, les Championnats d’Afrique juniors, après que l’organisation fut retirée à l’Afrique du Sud. Un pari réussi pour le comité organisateur avec à sa tête Vivian Dinan.
En terme de stabilité, l’AMA n’a rien à se reprocher si ce n’est qu’elle a dû organiser de nouvelles élections sur demande du Registrar of Associations. L’ancien secrétaire-général, Vivian Gungaram, a succédé à Clyde Thomas à la tête de la fédération et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette fédération devrait poursuivre sur sa lancée. Une chose est aussi sûre: l’athlétisme mauricienne est bien parti pour retrouver les sommets et aussi la place qui lui revient dans le paysage sportif local.